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Être ou ne pas être, là est la question!


“Connais-toi toi-même”

Cette phrase de Socrate, que lui-même a reprise de la façade principale du temple de Delphes, nous l’avons tous citée, utilisée plus d’une fois dans nos vies. Elle a fait et continue de faire couler beaucoup d’encre depuis des millénaires. Petite phrase anodine pour certains, servant d’acte de fanfaronnade pour d’autres, elle est utilisée à toutes les sauces, et pourtant, elle nous offre la possibilité, si on prend la peine de se prêter à l’exercice, de nous guider sur le chemin du « bien-être » et de l’épanouissement personnel.

La plupart d’entre nous se posent inévitablement, à un moment X de sa vie, cette série récurrente de questions commençant par ces charmants petits adverbes et pronoms interrogatifs « qui », « que », « quoi », «quel »…

« Quelle est la bonne voie à suivre ?»

« Qui suis-je vraiment? »

« Que dois-je faire de ma vie? »

« Que dois-je croire ? »…


Dans une société axée autour d’une croyance excessive du positivisme à outrance, nous en sommes souvent à bannir l’ensemble des émotions ou des questionnements dits « négatifs ». Résultat, ce besoin de correspondre à cette doctrine nous amène à faire naître en nous un certain mal-être.

N’étant point capables d’être ce que la société et nos congénères attendent de nous, nous culpabilisons de ne pas avoir cette faculté d’être toujours au meilleur de nous-mêmes, souriant, plein d’humour, toujours pimpant, gracieux, ayant le mot juste en toutes circonstances… Mais de parfois se sentir fatiguée; le sens du comique au plus bas et la coiffure de travers…
Bref.

exterieur

Du coup, nous ne verbalisons plus notre ressenti et nos émotions, de peur d’être blessé, d’être catalogué de « personne négative », ou dans le cas des gentes dames: trop influencées par leurs hormones et d’être dans l’exagération, de dramatiser.

Et pourtant, nous avons tous le droit d’éprouver des baisses de régime, des doutes, de la tristesse. L’exprimer devient dans un sens salvateur, car comme la fameuse cocotte minute, parfois il faut relâcher la pression afin d’éviter l’explosion!

En même temps, n’oublions point qu’avant tout, nous sommes des humains et non des machines. Nous obéissons à un rythme biologique et psychologique complexe, qui nous pousse malgré nous à réagir face à divers sentiments et stimuli internes et externes.


C’est à ce moment-là, quand tout part en vrille, lorsque nous ne nous reconnaissons plus dans nos vies, qu’il faut oser dire « STOP ».

Le questionnement sur soi en est l’outil principal : se redéfinir, prendre le temps de s’observer, de s’écouter, afin de ne pas tomber dans un cercle vicieux et se laisser happer par l’auto-apitoiement.

Il faut alors oser se choisir, soi, et faire un pied de nez au « qu’en-dira-t-on » en prenant la décision de vivre pour soi, et surtout en acceptant nos hauts et nos bas.

temps pour soi
De ce fait, il faut apprendre à se reconnecter à notre véritable nous, avec qui, bien souvent, nous nous sommes tellement chicanés afin de correspondre à un « idéal social », que notre propre identité devient floue.

Le travail commence donc ici, avec cette petite phrase :

« Connais-toi toi-même »

L’une des premières choses à faire est de ne pas vouloir à tout prix mettre ses sentiments dans une petite boîte. Il faut les accepter, les reconnaître afin qu’ils ne nous rongent pas de l’intérieur.

Ensuite, une fois le processus d’acceptation et de reconnaissance de ce ressenti amorcé, nous pouvons alors commencer à sonder notre âme pour mieux nous connaître, nous définir, et peut-être parvenir à découvrir cette vérité, notre vérité. Celle que nous portons en chacun de nous et que malheureusement nous oublions ou mettons en veilleuse.

Apprendre à se connaître, c’est accepter nos points forts, au même titre que nos faiblesses, car ils nous définissent et font de nous une personne unique et exceptionnelle.

C’est grâce à cette démarche, amorcée de façon consciente et volontaire, que nous développerons et acquerrons indubitablement des outils pour mieux nous guider sur le chemin de la vie. Ceci engendrera un effet positif sur soi, sur notre estime personnelle, et sur notre façon de trouver ce bonheur propre à nous, qui nous correspond.

Face à cette quête, il faut apprendre à distinguer ce que l’on sait, croit savoir et ignore, et ce en toute humilité.

Il ne faut alors plus envisager nos dites « erreurs », ou choix hasardeux comme des aspects négatifs de nos vies, mais au contraire les voir comme des étapes de notre croissance personnelle. Ils nous font grandir, nous aident à affiner nos goûts. Ils nous permettent de définir notre individualité. De plus, il est de mon avis important de souligner que nous avons le droit de changer d’opinion lorsque nous trouvons que telle ou telle chose ne nous correspond plus. Les goûts changent et évoluent avec le temps.

autre lieu

Puis la vie n’est-elle pas comme se promener sur un chemin?  Parfois au lieu de continuer tout droit comme il était convenu, nous avons envie tout simplement d’aller voir ce que nous découvrirons en bifurquant à gauche. Et qui sait, les fleurs auront peut-être un parfum plus envoûtant de ce côté-ci!

Au moins, nous serons allés voir. Pas de regrets.

Le plus important reste à mes yeux de cesser de s’automutiler avec des « je dois faire ça, c’est plus sage, plus logique … ». Pourquoi toujours cette histoire de « rentrer dans le rang », ou de  « rentrer dans le moule »… cela nous rendra -t-il plus heureux?

D’un point de vue personnel, le nombre d’individus me sortant ce genre de réplique est assez considérable. Chaque fois, j’éprouve un petit pincement au cœur lorsque j’entends cela.

Qui donc a un jour inventé cette histoire de rentrer dans le moule?
Après tout, nous ne sommes pas des pains au citron et graines de pavot!!!
Il n’y a pas un seul moule pour tous les humains ni un seul « bon chemin à suivre », encore moins de « c’est ce qu’il faut faire ».
Inepties et foutaises.

Non, tout est pluralité. Mais surtout, nous avons chacun notre propre chemin qui nous correspond.

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Certes, les choix que nous posons sont parfois mal reçus et amènent à une multitude de questions de la part d’autrui : financier, relationnel, professionnel…
On croit innocemment tout pouvoir contrôler, ah que nous sommes de doux rêveurs!


Après des mois de réflexions, d’hésitations, de peur, j’ai décidé de dire « stop », de m’arrêter et de renouer contact avec le vrai moi, d’apprendre à me connaître ou me « re-connaître ».

De quoi vous donner le tournis, et faire naître en vous des doutes concernant votre santé d’esprit. Les mots s’envolent alors autour de vous et vous assaillent : fou, irréaliste, inconscient… et j’en passe.
Pire qu’une nuée de maringouins en été !

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Pourtant, j’ai décidé de m’offrir ce temps avec le dessein de pousser des portes : celles de la peur, de l’inconnu, mais aussi celles de mes rêves, de mes envies. De voir ce que je vais découvrir de l’autre côté.
Pour cela, il va falloir être à l’écoute de mon vrai moi, en  «ré-apprenant » à me reconnecter à lui.

Il va falloir affronter bien des préjugés, des regards, des reproches.
Les plus douloureux viennent souvent de ceux que vous estimez le plus.
Mais qu’importe finalement. J’ai envie de tenter l’aventure.

Après tout ne devons-nous point avant tout vivre pour nous?
La personne la plus importante à respecter n’est-ce pas nous-mêmes?
Car si nous ne nous respectons pas, qui nous respectera?
Sur ce chemin que j’emprunte, ce chemin vers l’inconnu, où rien n’est encore planifié, je suis curieuse de voir ce que je vais trouver, et apprendre.

Peut-être me découvrirai-je enfin… ou non, mais qu’importe.
J’aurai osé me donner cette chance, car comme l’écrivit si bien  Lewis Carroll dans son roman « Les aventures d’Alice au pays des merveilles »

« Mieux vaut être que paraître. »


Suggestions de lectures:
Lewis Carroll : «Les aventures d’Alice au pays des merveilles ».
« De l’autre côté du miroir ».

Jacques Salomé (psychosociologue): « Le courage d’être soi ».
« Si je m’écoutais je m’entendrais ».

Référence de l’image à la une

À propos de moi

Parce que la vie est un voyage, une aventure ; que l’on ne sait jamais vraiment de quoi demain sera fait ; et surtout parce qu’elle n’est pas une question de « pourquoi », mais de « pourquoi pas », c’est en 2009 que Daphné quitte la France pour s’installer au Québec après y avoir passé un an en tant qu’étudiante à l’Université de Montréal en 2001. Curieuse, autodidacte, gourmande et surtout discrète, elle aime utiliser ses sens et savourer le temps qui lui est imparti en s’offrant la chance de pouvoir réaliser le maximum de ses rêves. Amoureuse de la bonne cuisine, des vieilles pierres, du bon vin et des livres, elle espère faire naître le goût des choses bonnes et simples qui nous entourent et qui bien souvent deviennent si familières que l’on ne prend plus la peine de les apprécier : la caresse du soleil sur votre peau, un morceau de chocolat fondant délicatement sous votre langue, la lecture d’un bon livre… Massothérapeute sur ses temps libres, son mantra : « On est tous l’artisan de son bien-être ». Elle évolue d’une passion à l’autre, en espérant rendre les gens heureux, désireux et curieux de pousser d’autres portes afin de découvrir ce qui se cache derrière.

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