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Voyagez, volez, sentez et vivez


Depuis aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours été bercée par les récits de voyage, que ce soit à travers la littérature ou par le biais de mon entourage. Je trouvais cela tellement extraordinaire d’avoir la chance de voir d’autres gens, de découvrir d’autres modes de vie, de goûter des plats, des fruits ou toute autre denrée poussant sous des latitudes lointaines. Je cherchais alors, sur mon globe terrestre ou sur les cartes du Larousse illustré, où pouvaient bien se situer ces pays merveilleux.

Très tôt, j’ai eu la chance d’avoir des parents ouverts, nous offrant l’opportunité d’acquérir, quand ils le pouvaient, cette connaissance. Grâce aux magazines auxquels nous étions abonnés enfants, tels Images Doc, Sciences et vie Junior, Je Bouquine, et bien d’autres, ou par l’achat d’encyclopédies (eh oui, en ce temps-là, le livre papier était encore roi) et bien d’autres encore, nous pouvions nourrir notre curiosité. Toutes ces feuilles de papier reliées les unes aux autres attisaient en moi ce goût de l’aventure, ce désir d’aller voir ailleurs ce qui se passe.

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Bien évidemment, je ne citerai point tous ces romans de Jules Vernes, les récits de voyage d’aventuriers et d’explorateurs tels Marco Polo, Jacques Cartier ou autre Cousteau… encore plus lorsqu’il s’agissait de femmes comme Alexandra David-Néel… Ces récits, ces documentaires, ces reportages nourrissaient mon imagination et mon envie de voir ailleurs. De voir ce qu’il y a derrière la colline. C’est peut-être pour cela qu’enfant, j’étais la spécialiste des fugues, car comme le disait Lao-tseu : « Un voyage de mille lieues a commencé par un pas ».

Ma marraine, par ailleurs, voyageait énormément. Elle nous rapportait moult souvenirs d’artisans locaux et partageait avec nous ses récits de voyage. Nous buvions ses paroles, le regard pétillant. J’étais toujours très fière, enfant, de pouvoir dire à mes petits camarades d’école qu’elle se trouvait dans tel ou tel pays. D’ailleurs, régulièrement lors de ses déplacements, elle avait pour coutumes de nous contacter lorsqu’elle se trouvait en bord de mer ou d’océan afin de nous faire écouter le bruit des vagues s’échouant sur le rivage. C’est sans doute aussi un peu pour cela que je suis une amoureuse du bord de mer !

Mes parents, malgré leurs petits moyens, avaient pour habitude de nous emmener chaque été à travers la France aux cultures régionales bien marquées comme dans sa gastronomie et dans la variété de ses paysages. Rien que sur le plan architectural… j’aimais tellement ça. Je continue de m’extasier devant cette diversité, que ce soit un gratte-ciel new-yorkais ou un muret de pierres sèches au milieu d’un champ autour duquel gambadent des moutons…

Bref, le voyage a toujours fait résonner en moi cette envie de découvrir, de voir, de juger et jauger des choses par moi-même, me forgeant ainsi ma propre opinion. Ce qui est drôle, c’est que je suis quelqu’un d’extrêmement timide, et ce que je ne maîtrise pas a tendance à m’angoisser. Pourtant, sur ce plan, c’est l’un des bénéfices que j’attribue aux voyages. Ils me poussent à passer outre mes appréhensions, mes « et si », plus encore lorsque ce greffe la barrière de la langue. Lorsque je me retrouve dans une situation qui me stresse, comme de m’égarer et de ne pas réussir à comprendre ou à me faire comprendre et que malgré tout je m’en sors, j’éprouve une immense satisfaction. Je me félicite et me dis « tu vois, ma fille, tu es capable ». Le voyage a sur moi une sorte d’effet curatif et me pousse à sortir de ma zone de confort. Il renforce mon estime frêle et branlante.

L’autre point positif de mes tribulations est bien évidemment la découverte et l’échange. Et surtout de pouvoir goûter aux produits et plats locaux. Un de mes instants plaisants est de prendre le temps de me poser quelque part et de sentir, d’écouter, d’observer ce qui m’entoure. M’arrêter et m’offrir une parenthèse dans le temps pour finalement me fondre dans un autre univers et en ressentir comme les battements de son cœur.

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Mais le point le plus important dans ce que m’apporte le fait de voyager, de découvrir ou de redécouvrir certains en droits est une ouverture d’esprit. On devient, en somme, plus tolérant. On accepte sans doute plus les différences que l’on voit alors comme des richesses, d’autres connaissances qui me font grandir et qui nourrissent l’individu que je suis. C’est en ce point que réside la magie du voyage pour toute personne décidant de partir non en conquérant, mais en tant qu’élève, en mode apprentissage et découverte.

Je dirais que peu importe les distances parcourues, ce qui compte, c’est de prendre le temps de sortir de chez soi, de se donner cette opportunité de voir ou d’observer ce qu’il y a au-delà de notre pas de porte, de se mêler à la foule marchant sur le trottoir en se laissant porter… Il y a tellement de sortes de voyages. On y gagne toujours irrémédiablement quelque chose en retour, aussi infime soit-elle. Et bien souvent, ce sont ces toutes petites choses qui feront à un moment ou un autre une différence dans votre vie.

Comme disait ce cher Antoine de Saint-Exupéry : « Les étoiles sont éclairées pour que chacun puisse un jour trouver la sienne ». Alors, n’hésitez plus. Passez outre vos appréhensions, vos peurs de l’inconnu et voyagez, volez, sentez et vivez.

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À propos de moi

Parce que la vie est un voyage, une aventure ; que l’on ne sait jamais vraiment de quoi demain sera fait ; et surtout parce qu’elle n’est pas une question de « pourquoi », mais de « pourquoi pas », c’est en 2009 que Daphné quitte la France pour s’installer au Québec après y avoir passé un an en tant qu’étudiante à l’Université de Montréal en 2001. Curieuse, autodidacte, gourmande et surtout discrète, elle aime utiliser ses sens et savourer le temps qui lui est imparti en s’offrant la chance de pouvoir réaliser le maximum de ses rêves. Amoureuse de la bonne cuisine, des vieilles pierres, du bon vin et des livres, elle espère faire naître le goût des choses bonnes et simples qui nous entourent et qui bien souvent deviennent si familières que l’on ne prend plus la peine de les apprécier : la caresse du soleil sur votre peau, un morceau de chocolat fondant délicatement sous votre langue, la lecture d’un bon livre… Massothérapeute sur ses temps libres, son mantra : « On est tous l’artisan de son bien-être ». Elle évolue d’une passion à l’autre, en espérant rendre les gens heureux, désireux et curieux de pousser d’autres portes afin de découvrir ce qui se cache derrière.

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