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Voyager sans voyager


Voyager. Pour moi, le voyage commence dès que je mets le pied dans la navette vers l’aéroport ou dès que je passe le pont Jacques-Quartier. Je suis toujours à l’affût d’une prochaine occasion de voyage. Pour moi, voyager, c’est découvrir, apprendre, observer. C’est la compassion, c’est ouvrir mon coeur, c’est être humble. Et c’est surtout vivre LE MOMENT PRÉSENT.

En effet, en voyage, mon stress n’existe (presque) pas. C’est étonnant puisque je ne suis pas dans mes affaires, je suis dans des lieux inconnus où, parfois, je ne comprends pas la langue. Je suis hors de ma zone de confort et pourtant, je me sens calme et sereine.

Je sais que je ne suis pas la seule à vivre ainsi. Qu’est-ce qui crée cette dichotomie entre notre vie en voyage et notre vie au quotidien? Bien sûr, il n’y a pas d’obligations en voyage, il n’y a pas d’alarme le matin, les envies guident les journées. Or, je crois qu’il y a des actions concrètes qu’on pose en voyage et qu’on oublie de répéter dans la monotonie du 9 à 5. En voici cinq pour se connecter au moment présent au quotidien.

  • En voyage, je marche tout le temps. Ma principale activité est de marcher. Pour moi, c’est la meilleure manière de découvrir un endroit. Je marche dans les villes, sur les plages, dans les musées. Bien sûr, je marche aussi souvent à Montréal, mais très rarement avec comme seul objectif d’observer la ville (la vie). Marcher me permet d’éviter le stress des transports en commun trop bondés et pas assez ventilés. La marche aère mon esprit, m’amène à vivre une forme de méditation active où je suis en intimité avec mes pensées. Même à deux, je trouve la marche bénéfique. L’aspect «côte à côte», sans trop se voir, invite à la confession. Et les paysages qui passent lentement inspirent. L’autre avantage de la marche: la contemplation.

 

  • La contemplation. J’ai la contemplation facile. Mais en voyage, c’est sans arrêt. Je ne sais pas ce qui m’amène à admirer autant les choses. Je n’ai pas d’obligations, ma tête est libre et je suis ouverte à toutes les possibilités. Cette légèreté me permet d’être ouverte à la contemplation, donc dans la gratitude, donc dans la joie. Je suis disposée à contempler les maisons, les fleurs, les passants, les vagues… ah ben oui! Ça, les vagues, ça me met en mode contemplation instantanément. Je pourrais très bien m’offrir un 5 minutes de contemplation programmée par jour. Sans rien forcer, juste un petit temps d’arrêt pour observer la beauté des arbres, d’une chanson, d’un mot.

 

  • Passer du temps sur le bord de l’eau. Je ne comprends pas pourquoi je n’habite pas encore près de la mer. Avant, j’avais mille et une «raisons» de m’empêcher de quitter mon 4 et demi de Montréal, mais maintenant, l’appel de l’eau se fait entendre. Je me sens tellement bien, près de l’océan. Même dans les villes, je cherche l’eau. La Spree, la Seine, la Tamise ou encore le St-Laurent, l’eau m’inspire. Montréal est entouré d’eau… et souvent, on l’oublie jusqu’à ce qu’on quitte la ville. C’est sûr que la vue du pont de la 25 n’est pas la même que la vue du pont Rivoli à Venise, mais bon, c’est un début.

 

  • Une vue. Admirer les villes d’en haut. Quand je visite une ville, j’ai toujours besoin de la voir de haut. Voir l’horizon au loin me permet de souffler un peu, prendre une pause entre deux promenades. J’ai parfois travaillé dans des bureaux, à Montréal, où la vue était magnifique… et c’est drôle, il s’agit des contrats où je me sentais le mieux. Y a-t-il un lien à faire? Devrais-je déménager dans une tour? Qui sait… Déjà, si je peux me trouver un lieu à Montréal qui me permet d’être en tête-à-tête avec le ciel.

 

  • Les couchers de soleil. En voyage, je vis souvent selon le soleil. Je ne suis pas un oiseau de nuit, surtout après avoir passé une journée à découvrir de nouveaux endroits. Et j’aime toujours finir ma journée avec l’observation du soleil qui se couche, un moment très spirituel pour moi. Je remercie l’univers pour la journée que nous avons passée et j’essaie de deviner, grâce aux couleurs du crépuscule, comment sera la journée qui suit. Je lance mes intentions pour le lendemain et je souhaite le bonjour à ceux pour qui la journée commence. Pour moi, les couchers de soleil sont un genre de messe. Sans avoir besoin de se le dire, une population se donne rendez-vous dans un même lieu et vit un moment de gratitude tous ensemble, parfois dans un silence monastique.

 

Le plus important, c’est qu’en voyage, peu importe ce qui arrive, tout est toujours parfait. J’ai tellement une facilité à lâcher-prise en voyage. Je suis en voyage, donc selon ma logique, c’est déjà tellement merveilleux que rien ne peut mal aller. Tout ce qui pourrait m’arriver m’amène juste à vivre encore plus d’aventures. Je ne me fais pas d’attentes et je suis mon intuition. Rien n’arrive pour rien. Même lorsqu’un kiosque de currywurst a pris en feu à l’aéroport de Schönefeld, me faisant manquer mon avion, me faisant attendre 8h à l’aéroport et me faisant dépenser 150 euros supplémentaires pour sécuriser ma place sur le vol suivant, malgré tout cela, tout était parfait. Et ça fait vraiment une belle anecdote à raconter.

Je voyage le coeur léger. J’ai envie de vivre le coeur léger… justement, il fait beau aujourd’hui, je vais aller marcher.

Photographies: Jaëlle en voyage en Californie

À propos de moi

Après avoir étudié dans plusieurs domaines artistiques, Jaëlle étudie maintenant la vie. Passionnée et connectée à la joie, elle souhaite pouvoir inspirer les autres à trouver de la lumière dans leur quotidien.

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