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J’ai testé : dormir dans un capsule-hôtel à Tokyo


Lorsque nous avons tracé notre itinéraire pour Tokyo, mon boyfriend et moi, il était clair que je devais tenter l’expérience du capsule-hôtel. Revenant d’une nuit dans un hôtel paradisiaque, le contraste allait être frappant, mais fort sympathique. Lui, de son côté, l’avait testé en tournée avec son band il y a quelques années. On avait donc déjà discuté de cette « aventure nocturne ». J’étais curieuse. Et en voyage, il faut bien tester des trucs, non ?

C’est donc dès la sortie du Shinkansen qui nous menait à Tokyo, dernière destination de notre périple japonais, que nous nous sommes dirigés vers le quartier des affaires. Là, on allait trouver notre capsule-hôtel : le Nihonbashi Muromachi Bay Hotel.

Une fois à destination, j’ai été étonnée de l’entrée. Je l’aurais pensée plus futuriste. Le lobby était hyper simple et ne me donnait pas l’impression qu’une capsule m’attendait à l’étage.

Après un processus japonais où prévalent la sécurité et l’organisation — prise de numéro de passeport, remise d’une petite clé, signature d’un contrat —, nous étions prêts à monter pour y déposer nos effets. Rassurant de voir que ce n’est pas n’importe qui qui peut y entrer ! Les plus grosses valises demeuraient au lobby ; les plus petites et ce qui nous était nécessaire venaient avec nous à l’étage.

À la découverte des lieux

Il faut dire d’emblée que les capsules sont séparées par sexe. Je n’allais donc pas dormir avec mon amoureux cette nuit-là. Parfait, de l’indépendance, ce n’est certainement pas vilain ! 😉 Arrivée à l’étage des femmes, auquel seuls les gens ayant la clé peuvent accéder, j’ai déposé mes effets personnels dans mon casier prévu à cet effet. Une fois de plus, j’ai constaté la délicate attention japonaise puisque s’y trouvaient déjà, dans un panier : un pyjama (rose !), des serviettes pour prendre une douche, une brosse à dents, etc. Bref, si j’étais arrivée avec rien du tout, je n’aurais pas eu besoin de m’en faire. Tout est pensé pour notre confort. Et c’est d’ailleurs l’un des objectifs : ceux qui travaillent très tard au centre-ville n’ont pas besoin de rentrer à la maison avec ces capsules leur permettant de retourner aisément au boulot le lendemain, propres et reposés. C’est connu, les Tokyoïtes travaillent énormément.

J’ai donc continué ma visite des lieux. Comme nous allions sortir pour découvrir Tokyo en soirée, j’ai fouiné préalablement, histoire d’être mieux préparée. À l’étage, j’ai trouvé toutes les commodités nécessaires à une propreté exemplaire : toilettes, buanderie, douches, espace pour se maquiller et faire sa toilette.

Clou du spectacle (découverte !), les fameuses capsules à l’écart, tout en tranquillité. Le premier coup d’œil est spectaculaire. On a cette impression de se trouver dans un film de science-fiction. Les capsules ne sont pas fermées d’une porte, mais bien de petits stores (avis aux claustrophobes). On trouve, à l’intérieur, tout ce qu’il faut : télévision, écouteurs, lumière et un lit hyper confo. On n’y laisse pas nos effets personnels (relégués au casier) ni nourriture. Ah oui ! Et le Wifi est partout ! On peut donc passer du temps sur le net si on le désire.

Une nuit là-bas

De retour de notre découverte des quartiers (je vous en parlerai prochainement) et après avoir profité de la petite salle centrale mixte (hommes et femmes) où l’on peut manger, travailler sur son ordinateur ou discuter avec ses amis (tout ça sans crier – nous sommes au Japon), direction mon lit pour mon expérience dodo.

Après avoir souhaité bonne nuit à chéri (ça, c’est plutôt drôle), j’ai enfilé mon pyjama rose, comme toutes les autres femmes de mon étage, j’ai brossé mes dents et je me suis dirigée vers ma capsule. Au fait, croiser toutes les femmes de l’étage habillées d’un pyjama identique, ça aussi, ça fait film de science-fiction.

J’ai étonnamment bien dormi : le lit est hyper confo, la couverture et l’oreiller aussi. Les gens sont très respectueux, ne parlent pas et font un maximum pour ne pas faire de bruit. Comme on n’a pas accès à la lumière naturelle, on perd vraiment la notion du temps. Malgré mon cadran et ceux de mes voisines, que j’entendais sonner, j’ai passé tout droit. Oups, désolée, chum !

Direction douche en vitesse où j’ai apprécié les commodités (et les produits) pour me préparer, entourée de ces voyageuses et Japonaises présentes pour affaire.

Une fois prête, direction la salle centrale où nous étaient offerts café et petits croissants. Rien d’ostentatoire, mais parfait pour le prix. L’heure de départ étant à 10 heures, il n’était donc pas question de faire la grasse matinée et de philosopher.

À 48,00 $ la nuit, ça vaut le détour, et ça permet vraiment de voyager à petit prix sur Tokyo.

Vous avez des questions, n’hésitez pas à m’écrire en commentaires. C’est avec plaisir que j’y répondrai.

À propos de moi

Julie se passionne pour le mieux-être et l’art de vivre. Professeure de Yoga et de Danga, elle craque pour l’humain et ses riches interactions. Créatrice d’ambiances et artiste dans l’âme, elle aime offrir des atmosphères et des concepts lors de ses ateliers : d’ART DE VIVRE, de DANGA et dans ses classes de yoga. Parallèlement à l’enseignement, elle met à profit dix années d’expérience dans le domaine des communications en offrant une alternative mieux-être avec sa plateforme Bohos et ses collaborations en tant que rédactrice. Au quotidien, Julie aime goûter aux petits bonheurs de la vie et prendre soin de ceux qu’elle aime. ♡

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