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Une fille sur son île – prise 2 – du béton à l’eau


C’est l’heure du dernier sprint avant la cloche des vacances ! On se croirait encore à l’école. Ces derniers moments d’impatience à écouter à demi le professeur nous partager la matière, les règlements et les étapes en cette fin d’année scolaire. Les yeux sont peut-être rivés vers lui, mais l’esprit est carrément ailleurs. Et pourtant ! On sait que ce n’est pas le moment de perdre le focus, car tant de tâches importantes nous attendent. Allez, allez, allez, les amies. On ne lâche pas ! Mais oui, le rêve d’évasion est très fort. Allons, résistons encore un peu.

Montréal sera très alléchante cet été avec son 375e anniversaire. En plus, si la température peut finalement être de notre côté, il y aura tant à faire. Je ne m’aventurerai pas dans les activités de l’île urbaine ; nos amies Bohos se partageront le plaisir de vous orienter dans la ville pour la saison estivale. Je vous propose plutôt une excursion aux Îles-de-la-Madeleine, mon deuxième port d’attache. Cette destination est bien connue, mais encore peu de gens, du moins de mon entourage, ont eu la chance de s’y aventurer. Les raisons sont multiples. Je soupçonne cependant qu’un long séjour sans sortir du pays n’est pas aussi exotique qu’un voyage en Europe ou sous les tropiques. Pourtant, le Québec a tellement de beaux coins à offrir et les Îles-de-la-Madeleine ne font pas exception. Que vous soyez davantage cocooning, aventuriers, plages, activités culturelles ou « party animal », vous y trouverez votre compte !

Un de mes endroits favoris aux îles est le site de La Côte, à L’Étang-du-Nord. J’aime y flâner : m’arrêter dans les petites boutiques, prendre un verre et une bouchée sur la terrasse du Café de La Côte, me promener sur la marina, observer les cerfs-volants qui flottent au vent, déguster un gelato maison de la boutique et atelier Gourmande de Nature… Le temps passe vite, mais d’un autre côté, rien ne presse. Chaque île, parce qu’il y en a sept principales rattachées par des dunes, a sa spécificité, son petit trésor de charmes. J’aime prendre ma voiture et simplement me perdre sur les routes entre ces espaces. Après tout, c’est les vacances. J’imagine que pour les habitants des îles, ces déplacements sont routiniers, voire anodins, comme lorsque je suis en ville et que je passe du Plateau au Mile-End ou au centre-ville. La magie n’est pas la même pour les habitués. Pourtant, la beauté et l’unicité sont bel et bien là. Il suffit de s’amuser à les redécouvrir.

À Montréal, il est facile d’oublier le concept d’île. À moins que vous ayez à traverser un des ponts embourbés alors qu’il fait 40 degrés, l’espace confiné de la ville, l’omniprésence du béton et de ces nombreux édifices illustrent de façon moins définie la présence de l’eau autour de nous. Aux îles, difficile de l’oublier ! Nous sommes constamment submergés par la vue de la mer ou d’une baie. Des plages, il y en a ! Si vous vous sentez agoraphobe une journée, ne vous en faites pas, il y a un coin de paradis juste pour vous à l’abri de tous. Au contraire, il est aussi très facile de faire un bain de foule dans les endroits plus touristiques et reconnus. Marcher dans le sable, au bord de l’eau, a quelque chose de thérapeutique. La simple présence de l’eau, le son de la mer et son agitation bercent nos idées ou les emportent. Le flot des vagues est comme une espèce de miroir de notre flot intérieur. Un lâcher-prise s’installe. On se sent en vacances. Rien ne nous attend. C’est, pour moi, un grand bienfait que de me retrouver cernée par cet élément. Et quel beau rituel pour les gens de la place ; sauter dans la mer après le travail, avant de rentrer à la maison, ou encore décompresser autour d’un feu avec des amis en fin de journée. Beaucoup mieux qu’une petite virée entassée dans un bus, non ?

Bref les îles sont, à mes yeux, source de détente, de plaisir et de grands espaces. Un décrochage, un vrai ! Vous, quelles sont vos destinations prisées pour les vacances ? Les îles vous inspirent-elles autant qu’à moi ? Je l’espère ! Sinon, je tenterai de vous faire changer d’idée prochainement avec une série de photos. À suivre… Sur ce, bon été et vivement les vacances !

Les photos proviennent de la collection de Marie-Pier.

À propos de moi

La danse fait partie intégrante de la vie de Marie-Pier. Initiée très jeune, elle se dirige professionnellement vers l’enseignement de la danse et intègre, suite à sa formation en Danga, la pratique du yoga à sa pédagogie. La technique est primordiale pour elle, mais elle ne doit jamais être travaillée au détriment de la notion de plaisir. La créativité est au cœur de son travail. Elle désire aider les gens à se surpasser et à trouver leur propre façon de bouger. Marie-Pier adore écrire, c’est pourquoi elle collabore à la rédaction de billets pour Bohos.

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