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À la découverte de l’Île-du-Prince-Édouard


Les vacances sont souvent synonymes de voyage. S’échapper sous d’autres latitudes, partir à la découverte de paysages qui sortent de notre quotidien, solliciter nos sens à de nouvelles odeurs, à de nouvelles couleurs, à de nouveaux goûts… Ah ! La magie des vacances et du voyage !

Cette année est le 150e anniversaire de la naissance du Canada. Je me suis donc dit, pourquoi ne pas découvrir de nouvelles provinces !

Premier volet de ce voyage : l’Île-du-Prince-Édouard.

C’est la plus petite des provinces canadiennes. Connue pour Lucy Maud Montgomery, auteure de la série « Anne… la maison aux pignons verts » et d’autres romans et nouvelles, autant que pour ses pommes de terre, l’Île-du-Prince-Édouard a ce côté bucolique qui entraîne notre esprit sur les chemins de la rêverie et de la contemplation, tant les couleurs ont quelque chose d’ensorcelant.

Imaginez : après avoir traversé le pont de la Confédération, long de 13 km, vous voilà immergée dans un monde où le paysage en lui-même ressemble à la palette d’un peintre. Nos yeux s’émerveillent alors de sa terre rouge, de ses champs d’un vert profond, tantôt couverts de blé, tantôt parsemés de ballots de paille, sans oublier un ciel aux maintes nuances de bleu passant d’une teinte azur au bleu saphir, selon la lumière et le moment de la journée. En faire le tour en voiture, c’est découvrir, de-ci de-là, le long de ses côtes, des petits hameaux de pêcheurs, des phares en bois isolés, parfois blancs, parfois rayés noir et blanc, des plages de sable rouge et d’autres de sable blanc.

De ces microvillages, où le temps semble parfois s’être suspendu en pleine course, au centre névralgique de l’île qu’est Charlottetown, l’avantage de s’y trouver hors saison est que l’on peut prendre le temps de flâner à notre rythme ; une pause bienvenue dans ce quotidien stressant de citadine. Mais c’est surtout la chance de pouvoir parler plus facilement aux locaux qui sont alors moins harassés par une horde de touristes et qui prennent plus le temps de vous parler d’eux, de vous conter des histoires, leur histoire.

Pénétrer le cœur de l’île, c’est s’aventurer sur de petites routes sinueuses en pleine nature. Parfois, celles-ci se transforment subitement en chemins de terre, chemins teintés de cette couleur brun-rouge si présente sur les plages, dans les champs, et dû à une forte concentration en oxyde de fer qui contraste avec les plages de sable blanc au nord-est de l’île.

La pluie et le ciel bleu se partagent les cieux, faisant naître chez l’observateur de ces scènes un éventail de sentiments et de sensations. Tantôt on se sent envahie par l’austérité d’un lieu auquel la grisaille donne un côté lugubre, mais il suffit que tout doucement, chassés par le vent, les nuages se dispersent pour que soudain, la mélancolie des lieux laisse place à l’harmonie et à la tranquillité.

L’un de mes endroits préférés fut, bien évidemment, sa capitale : Charlottetown, ville située sur la côte, aux maisons victoriennes. Pour la petite histoire, c’est là qu’eut lieu, en 1864, la première assemblée qui conduira à la Confédération canadienne. L’Île-du-Prince-Édouard est aussi connue comme faisant partie de l’Acadie.

Malgré les pages sombres de l’histoire acadienne, dont le Grand Dérangement, au 18e siècle, on retrouve de nombreux descendants de ces familles d’origine française. À Miscouche se trouve le Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard qui compile une multitude de données sur les premières familles s’étant installées sur l’île et leurs descendants. Pour avoir feuilleté leurs fonds d’archives, je vous invite à les contacter si vous êtes à la recherche de vos ancêtres.

Je ne pourrais effectivement conclure sans parler cuisine : homards, huîtres, fruits de mer, poissons… Pour les amoureux des produits de la mer, la fraîcheur est au rendez-vous. Et c’est sans oublier les fruits et légumes de saison, le fromage (le Cheddar d’Avonlea, médaille de bronze au World Cheese Awards 2016 et gagnant du Concours des fromages fins canadiens 2016, entre autres), le miel et la crème glacée Cows ! Le chef emblématique de l’île n’est autre que Michael Smith, dont vous avez sans doute déjà vu le visage sur les écrans ou les livres de cuisine.

Enfin, je vous invite à venir vous-même fouler le sol de cet endroit unique qu’est l’Île-du-Prince-Édouard, car on ne peut en repartir sans y laisser un morceau de son cœur.

« Au-dessus de la tête des voyageurs, un long dais de fleurs exaltait de délicieux parfums. Sous les branchages, le crépuscule pourpre faisait vibrer l’air, tandis qu’au loin, telle une grande rosace s’étoilant au fond de la nef d’une cathédrale, on discernait un pan de ciel illuminé par le soleil couchant ».

Anne… la maison aux pignons verts


Liens :

http://museeacadien.org/fr/

http://chefmichaelsmith.com/

http://cows.ca/

À propos de moi

Parce que la vie est un voyage, une aventure ; que l’on ne sait jamais vraiment de quoi demain sera fait ; et surtout parce qu’elle n’est pas une question de « pourquoi », mais de « pourquoi pas », c’est en 2009 que Daphné quitte la France pour s’installer au Québec après y avoir passé un an en tant qu’étudiante à l’Université de Montréal en 2001. Curieuse, autodidacte, gourmande et surtout discrète, elle aime utiliser ses sens et savourer le temps qui lui est imparti en s’offrant la chance de pouvoir réaliser le maximum de ses rêves. Amoureuse de la bonne cuisine, des vieilles pierres, du bon vin et des livres, elle espère faire naître le goût des choses bonnes et simples qui nous entourent et qui bien souvent deviennent si familières que l’on ne prend plus la peine de les apprécier : la caresse du soleil sur votre peau, un morceau de chocolat fondant délicatement sous votre langue, la lecture d’un bon livre… Massothérapeute sur ses temps libres, son mantra : « On est tous l’artisan de son bien-être ». Elle évolue d’une passion à l’autre, en espérant rendre les gens heureux, désireux et curieux de pousser d’autres portes afin de découvrir ce qui se cache derrière.

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