Par 

À la découverte de l’île d’Okinawa


Okinawa fut mon premier contact avec le Japon, un voyage unique, différent.

Cité comme l’Hawaï japonaise, l’archipel d’Okinawa se trouve à l’extrême sud-ouest du Japon, entre Kyushu et Taïwan. Il fait chaud et c’est estival.

Dépaysant à souhait.

Surprenante île

Tout d’abord, alors que je croyais tomber sur une île ultra relax, j’ai été surprise. Okinawa est populeuse et grouille d’humains : 1, 385 millions, sans compter les touristes présents (on parle de quelques millions annuellement).

Première destination donc, la ville de Naha — leur capitale. Nous y sommes arrivés en soirée et avons dormi dans un hôtel ultra sympa : le Red Planet. Premier repas : de la nourriture de dépanneur — oui, oui ! Mais rien à voir avec ce que nous mangeons ici. Dans les Lawson (l’un des dépanneurs populaires là-bas), on trouve des sushis hyper bons et du thé vert froid (pas sucré, yé !). C’était parfait à manger dans le lit après un bon 23,5 heures de vol.

Les chambres japonaises sont toujours de top qualité : air conditionné comme il se doit, toilettes hyper high-tech. Je ne me suis jamais sentie aussi confortable que ce soir-là.

Le lendemain matin, ravigotés par notre magnifique et oh combien agréable nuit de sommeil, nous nous retrouvions en salle à manger pour un déjeuner typiquement japonais : bienvenue au riz, aux soupes, aux poissons et au tofu. Mon rêve !

D’ailleurs, saviez-vous que c’est à Okinawa que l’on trouve la plus longue espérance de vie (87 ans en moyenne pour les femmes et 79,4 ans pour les hommes), ainsi que le plus grand nombre de centenaires à l’échelle de la planète (environ 33 centenaires pour 100 000 habitants selon les estimations) ? Tout ça, en partie, grâce à l’hérédité et à la cuisine traditionnelle de l’île sans sucre et hyper santé.

J’ai d’ailleurs eu la chance de goûter à leurs plats typiques, notamment le goya japonais en champuru, une salade de concombres amers sautés (vraiment AMERS !), leur soupe de soba absolument délicieuse, différente de celle que l’on mange ailleurs au Japon. Un autre élément que l’on trouve, c’est le Umibudō, des algues spécifiques à cette région et dont on dispose un peu partout (soupes, sautés, condiments). D’ailleurs, Okinawa revendique ses différences et on le voit aisément dans sa cuisine.

Autre repas inattendu, mais qui va de circonstance avec son histoire : le Taco Rice : sorte de tacos, mais sans la pâte de maïs ; c’est plutôt du riz qu’on utilise. Un repas inspiré par les militaires américains. Car il faut savoir qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’île est capturée lors de la bataille d’Okinawa, en 1945. Elle fut dès lors placée sous administration militaire et remise aux mains des Japonais seulement en 1972 ! Cela dit, il est assez particulier, voire dérangeant (pour ma part), de trouver autant de bases militaires américaines sur le territoire et de bruits d’avions et d’hélicoptères militaires. C’est aussi l’avis de beaucoup de Japonais qui n’apprécient guère cette présence qui s’éternise, surtout que les Okinawaïens et que les Américains semblent vivre des vies parallèles.

Transport sur l’île

Si l’on croyait qu’il était nécessaire de louer une voiture pour nous déplacer sur l’île, nous n’en avons pas eu besoin. Le système d’autobus et le monorail sont ultra-pratiques et nous ont permis d’aller où nous le voulions. La vue de Naha en monorail est d’ailleurs fantastique !

Après du temps à Naha à profiter de la ville, à s’y balader et à bien manger, direction Yomitan où nous avions loué une chambre dans un sympa guest house.

Petit village sympa — Yomitan

C’est par une chaude journée que nous avons pris le bus (climatisé, merci !) en direction de ce petit village. J’avais cette impression que j’allais trouver un village de type bord de mer, avec plein de Japonais dehors se faisant griller la « couenne ». Ce qui ne fut pas tout à fait le cas — pas du tout, en fait. Après avoir trouvé notre chemin à travers des rues calmes au possible et des terres agricoles, nous avons repéré notre guest house, tout près de l’océan. Une journée si chaude qu’on aurait dit une ville fantôme tant tout le monde profitait de la journée… à l’intérieur.

La propriétaire du guest house ultra mignonne et fort sympathique, nous a gentiment accueilli. Un espace tout à fait japonais par son calme légendaire. Un calme qui aura suivi nos deux nuits en ces lieux.

C’est munis de vélos prêtés par la propriétaire que nous avons pu faire la découverte des environs. Coup de cœur pour le Songbird Café qui nous proposait une cuisine du jour et des cafés délicieux.

J’aurais passé mes journées là-bas à écrire, à me perdre dans mes pensées. D’ailleurs, je me voyais partir un peu plus longtemps sur cette île et vivre dans ce petit village quelque temps. Il y avait deux studios de yoga que je n’ai pas eu la chance de tester et un café végane qui était malheureusement fermé. Un restaurant thaï offrait une nourriture fabuleuse et une ambiance conviviale pour passer du temps avec des amis. L’épicé à son meilleur ! Ça, j’ai été vraiment heureuse d’essayer.

On aura tout de même eu la chance de s’offrir une séance de surf. Les vagues n’étaient pas les plus grosses, mais notre gentil professeur nous aura hyper bien guidés. Sans compter la rencontre de deux très mimi Sud-Coréennes avec qui nous avons surfé. D’ailleurs, son surf spot est aussi un guest house très cool.

Son proprio parle hyper bien anglais (normal pour un américain). Ça permet donc d’avoir un max d’info sur la région. Car il faut noter que les gens parlent très peu anglais là-bas. On réussit tout de même à s’arranger, c’est même surprenant, mais il faut être patient. C’est pour ça que j’ai dans la mire un peu plus de vocabulaire japonais pour mon prochain voyage dans ce pays.

Une petite plongée dans l’océan (yoga/danse en prime), un dernier souper fait maison (merci à l’épicerie d’être à quelques minutes à peine de la maison) et on préparait déjà nos valises pour notre prochaine destination : Tokashiki, l’une des îles Kerama, à une heure de Naha. Nous prenions donc, le matin venu, notre bus pour le ferry, question de découvrir un lieu que l’on savait déjà paradisiaque.

La suite dans un prochain billet !

À propos de moi

Julie se passionne pour le mieux-être et l’art de vivre. Professeure de Yoga et de Danga, elle craque pour l’humain et ses riches interactions. Créatrice d’ambiances et artiste dans l’âme, elle aime offrir des atmosphères et des concepts lors de ses ateliers : d’ART DE VIVRE, de DANGA et dans ses classes de yoga. Parallèlement à l’enseignement, elle met à profit dix années d’expérience dans le domaine des communications en offrant une alternative mieux-être avec sa plateforme Bohos et ses collaborations en tant que rédactrice. Au quotidien, Julie aime goûter aux petits bonheurs de la vie et prendre soin de ceux qu’elle aime. ♡

1 Comments

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera jamais partagé. Les champs exigés sont marqués.