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Profiter d’une garde-robe éthique


La mode éthique, durable et écoresponsable a pris plusieurs avenues dans les dernières années. Je vous expliquais d’ailleurs la différence de tous ces mots dans un article il y a deux ans. Quand je pense au mot éthique, je réfère surtout à respect : respect de l’humain qui travaille et respect de l’environnement. Être sensible à ce qui nous entoure, autant nature que produit. Profiter d’une garde-robe éthique peut alors vouloir dire plusieurs choses. C’est à vous de déterminer ce à quoi vous êtes sensible et ce à quoi vous avez envie de porter une attention particulière. Il y a tout de même de petits gestes qui font toute la différence quand on parle de consommation éthique. Ce qui suit pourrait d’ailleurs s’appliquer autant aux vêtements qu’aux produits alimentaires.

@shop_passenger

Acheter intelligemment

Dans un article précédent, je vous parlais de maximiser votre garde-robe en vous parlant des bases à y avoir. C’est la première étape pour profiter d’une garde-robe éthique. J’ai fait l’exercice d’éliminer tout ce dont je n’avais pas besoin lorsque j’ai emménagé avec mon copain. Je passais d’un cinq et demi à un trois et demi à deux, disons que la grandeur de l’appartement ne permettait pas le gaspillage d’espace. Avant, j’avais une garde-robe double, un portant à vêtements et une commode. S’ajoutaient à ce lot de vêtements quatre bacs de chaussures. J’ai maintenant un garde-robe simple, une commode et un bac à chaussures. Je me sens déjà plus légère, et je ne manque de rien.

Parfois, il suffit de voir à long terme. Certaines couleurs traversent les années : gris, noir, marine, beige, kaki, ocre, blanc, saumon.

« La mode se démode, le style jamais. » — mon amie Coco Chanel

Privilégiez votre style personnel à un vêtement à la mode. Ce qui est chouette avec votre personnalité, c’est que personne n’a la même !

Pour mesurer la durabilité d’un vêtement avant même de l’avoir acheté, je regarde sa composition en fibres. Entre un contenant en verre ou en plastique, lequel résiste le mieux au lavage ? Le verre. C’est la même chose pour les vêtements, les fibres provenant du pétrole (plastique), ne s’inscrivent pas dans le développement durable. Quant aux fibres naturelles, telles que le coton, la laine, la soie, la ramie, le chanvre, le lin, l’angora, et j’en passe, elles sont durables, biodégradables et renouvelables.

Ne pas jeter

Avant de jeter un vêtement, dites-vous que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Quelqu’un en a sûrement besoin.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » — mon ami Antoine Lavoisier

Je déteste mettre quelque chose à la poubelle. Il vient en moi un sentiment de culpabilité. « Tout d’un coup que j’aurais réussi à faire quelque chose avec ça ! » Prenez votre vieux t-shirt, faites-en une camisole en coupant les manches, puis gardez les manches pour faire des torchons pour laver les vitres.

@neekmason dans le studio de @openairmuseum

Favoriser l’économie locale (ou tout simplement les plus petits créateurs)

On parle beaucoup d’encourager les créateurs locaux. Je suis la première à être d’accord de prioriser les créateurs de Montréal, du Québec ou même du Canada, mais n’oublions pas les créateurs d’un peu partout dans le monde qui sont, eux aussi, des créateurs « locaux » et qui offrent des vêtements et accessoires éthiques, faits à la main dans le respect des humains et de l’environnement.

Il n’est pas vrai de dire que toutes productions en Chine ne sont pas éthiques. La plupart le sont, en effet, et si vous pouvez vous informer sur le mode de production et la traçabilité du produit, il y a de fortes chances que vous tombiez sur une production respectueuse. Choisissez des entreprises transparentes.

Quelques créateurs que j’affectionne :

Brut vintage archives

Acheter seconde main

Acheter de seconde main nous permet souvent de mettre la main sur des pièces « fashion » qui reviennent à la mode. Moi, c’est mon truc pour me permettre des folies. En plus, elles sont à petits prix, c’est parfait pour les petits portefeuilles. Les créateurs locaux, bien que leurs prix soient justes, sont parfois dispendieux pour le budget d’une entrepreneure ou d’une étudiante !

Pour ma part, je m’offre au moins une belle pièce de créateur par année. Pour le reste, je porte les vêtements que je me fais… quand j’ai le temps ! 😉

Je remarque de plus en plus la sensibilité des gens face à la mode durable (dite Slow Fashion) et à l’alimentation locale (dite Slow Food). Je trouve vraiment génial qu’on puisse de plus en plus avoir accès à des créateurs moyens de gamme éthique un peu partout. Ce que je trouve vraiment intéressant, c’est de voyager, puis de pouvoir rapporter des pièces des créateurs des villes visitées dans mes valises.

Et vous, quels sont vos créateurs préférés ?


Référence de l’image à la une: Béatrice Gutu

À propos de moi

Marie-Anne aime les espaces vides, les photos Instagram et le café. Elle aime s’éparpiller, dessiner et faire naître de nouvelles idées. Son atelier est le repère de sa créativité. Elle est designer d’accessoires en cuir tanné végétal essentiels à la vie quotidienne. Elle a commencé comme aide-designer chez Betina Lou, une ligne de prêt-à-porter féminin située à Montréal. Elle a, par la suite, vécu quatre mois à New York, a travaillé pour la compagnie Rhié et est tombée en amour avec Williamsburg. À son retour, elle a lancé une ligne d’accessoires en cuir tanné végétal pour combiner son amour de la création et de la mode écoresponsable.

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