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Les derniers jours de l’Arctique


Les dimanches, lorsque tout es calme, j’adore prendre le temps d’écouter quelques documentaires – spécialement à Télé-Québec. On y trouve toujours un contenu qui stimule notre intellect. Le mien en tout cas.

C’est lors de ce  « tout dernier », bien emmitouflée dans une couverture chaude (camomille à la main),  que je suis tombée sur un documentaire du photographe islandais Ragnar Axelsson. Et l’oeuvre de cet homme a totalement captivé mon attention…et mon coeur.

Ragnar

 Référence de l’image: @Ragnar Axelsonn

Né en 1958 en Islande, Ragnar est photographe pour  le quotidien Morgunbladid (et/ou Morgunblaðið, il faut pardonner mon islandais ici – ha!), depuis 1976.  Il a fait des reportages MAGNIFIQUES en Islande, aux îles Féroé (un archipel subarctique situé entre la mer de Norvège et l’océan Atlantique Nord, à peu près à mi-chemin entre l’Écosse et l’Islande), au Groenland, en Sibérie et en Scandinavie.

 

Ragnar

Référence de l’image: @Ragnar Axelsonn

“Voulons-nous que nos enfants ne puissent connaître la beauté de l’Arctique qu’au travers de photos ?” – Ragnar Axelsonn

Ragnar

Référence de l’image: @Ragnar Axelsonn

À titre personnel, si les régions chaudes ont toujours eu beaucoup d’attrait pour moi (allez hop l’eau et le soleil), ces paysages nordiques, au coeur de notre rapport avec notre nature de québécois, me parlent énormément. En fait, malgré notre grande difficulté avec LUI, ce fameux hiver, nous sommes résolument des êtres nordiques. Et je crois que nous avons un travail à faire avec ce rapport au froid: l’apprécier, l’accepter, l’aimer. Même au mois de mars ! OK, oui on en reparlera 🙂

Le froid a aussi quelque chose de résolument introspectif. Ce rapport avec une nature qui nous demande de penser à notre survie. Cette notion évidente de devoir constamment « gérer » notre rapport à notre chaleur corporelle. Une survie dans sa plus grande pureté. Bien souvent, tout de blanc vêtu. Du grand minimalisme.

Et c’est ce que je retiens du voyage photographique de l’artiste dans son travail auprès des peuples inuits du Goenland et de l’île de Baffin au Canada. Comment, ce peuple a (sur)vécu avec intuition et grand respect avec cette nature pure qui les entoure.

Mais cette beauté (abîmée) est évidemment en danger de par ce réchauffement climatique que nous savons existant et qui -je l’espère- aura plus d’échos auprès de nos décideurs, de nous…dans nos habitudes de vie, pour qu’on puisse « sauver les meubles ». Sans oublier que ces régions sont aussi à risque avec cette volonté de nos gouvernements de puiser ENCORE et ENCORE dans nos ressources naturelles. M’ouais !

Ces images portent aussi un regard sur un sujet tabou: la chasse. Si je me considère une flexivore à 99% végétarienne, pour qui le droit des animaux m’importe énormément, il m’est bien difficile de parler de « jugement » face à leur histoire – vis-à-vis la chasse. Loin de moi l’intention de débattre sur le sujet, je désirais simplement nommer son existence dans ses oeuvres, aussi présente  dans la vie de ces peuples.

Une chose me semble évidente par contre,  ces gens vivent en harmonie avec leur environnement.

Il y a de ces artistes qui touchent avec leur talent, mais aussi par ce lien étroit et profond qu’ils entretiennent et qu’ils créent avec ce qui les entoure. Ragnar est avant tout un humain en contact avec ses sujets: avec l’eau, les décors naturels et majestueux que la planète Terre nous offre. Mais aussi dans les yeux de ses sujets captés dans leur espace de vie, animaux comme humains.

Un artiste, mais aussi un militant poétique. Et si parfois notre regard est plutôt sombre quand on fait état des choses, ces photos, même en noir et blanc, peuvent nous apporter grande lumière. Du moins, j’y ai vu de la lumière. La lumière de l’existence, tout simplement.

Il n’en tient qu’à nous de la voir et d’avancer en ce sens.

Référence de l’image à la une: @Ragnar Axelsonn

À propos de moi

Julie se passionne pour le mieux-être et l’art de vivre. Professeure de Yoga et de Danga, elle craque pour l’humain et ses riches interactions. Créatrice d’ambiances et artiste dans l’âme, elle aime offrir des atmosphères et des concepts lors de ses ateliers : d’ART DE VIVRE, de DANGA et dans ses classes de yoga. Parallèlement à l’enseignement, elle met à profit dix années d’expérience dans le domaine des communications en offrant une alternative mieux-être avec sa plateforme Bohos et ses collaborations en tant que rédactrice. Au quotidien, Julie aime goûter aux petits bonheurs de la vie et prendre soin de ceux qu’elle aime. ♡

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