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Quand je serai grande, je serai…


Depuis que je suis petite, j’ai toujours été fascinée par les entrepreneurs. Ces gens qui partent d’un concept, d’une idée pour bâtir leur compagnie. Leur persévérance, leur détermination et leur acharnement sont pour moi très inspirants. J’essaye d’appliquer au quotidien cette énergie dans mes projets.

C’est pourquoi aujourd’hui, j’ai le goût de poursuivre sur la même lancée que mon dernier article (Ces gens qui nous inspirent) et de vous partager ma rencontre rafraîchissante avec la charmante Nicole Madore, propriétaire du bistro-boutique Le Magasin Général du Vieux-Montréal, ainsi que du Walk-In (une boutique saisonnière).

Portrait d’une femme entrepreneure qui se donne corps et âme pour le développement de ses commerces.

J’ai eu la chance de rencontrer Nicole au lancement de sa boutique en ligne le 5 mai dernier, l’événement avait lieu au coquet Walk-In, situé également dans le Vieux-Port de Montréal. Je me suis tout de suite sentie à l’aise de lui proposer une entrevue. J’ai beaucoup aimé son énergie : une femme rayonnante, ouverte et accessible.

Un beau dimanche matin, elle m’a donc accueillie dans son bistro, autour d’un latté et d’un funky déjeuner. Il y avait beaucoup d’action autour de nous. C’était beau de la voir dans son élément naturel. Je voulais connaître son histoire. Elle m’a expliqué sa vision et ce qui l’a menée à être l’entrepreneure qu’elle est aujourd’hui.

Portrait Nicole Madore

Voici donc, pour vous, un petit topo des questions abordées, en espérant que certaines de ces réponses sachent vous inspirer…


C. G. :

Nicole, dis-moi, d’où t’est venue l’idée de partir en affaires ?

N. :

J’ai des parents très travaillants et mon père est entrepreneur à la base. Ceci dit, je ne me suis jamais dit : « Je dois être entrepreneure à tout prix ». La vie s’est plutôt chargée de m’amener sur cette route. J’ai une formation en design de mode et je me rappellerai toujours une de mes premières expériences de travail dans le domaine qui a été déterminante sur ma vision du travail. À l’époque, nous étions dans le temps des fêtes, j’avais demandé à mon patron une augmentation. Il m’avait répondu qu’il n’avait pas de problème à me donner une augmentation, même s’il savait très bien que je ne donnais pas mon maximum au travail. Cette réponse m’avait saisie un peu. Il est vrai que je ne faisais pas d’extra de travail après les heures de bureau, mais j’ai toujours été travaillante !

J’ai donc voulu lui prouver de quoi j’étais capable et je me suis donnée à 150 % ! Non seulement mon patron était aux anges, mais je constatais aussi que j’étais très fière de moi. Je réalisais mon plein potentiel. J’étais tombée en amour avec ma job ! À partir de ce moment-là, plus rien n’a été pareil. L’énergie et la dynamique au travail ont été complètement différentes. Cela a laissé place aux opportunités. Mes patrons m’envoyaient rechercher les dernières tendances mode et faire les achats à l’étranger.

De fil en aiguille, j’ai ajouté des cordes à mon arc. J’ai travaillé pour diverses entreprises. Les gens autour de moi me disaient souvent que je devrais me partir en affaires. Je leur répondais toujours que j’étais heureuse au travail et que, tant qu’il en serait ainsi, je ne voyais pas pourquoi je me partirais à mon compte. Jusqu’au jour où la précarité des emplois et le manque d’informations sur la gestion des entreprises pour qui je travaillais ont commencé à m’épuiser. Je ne voulais pas vivre ces incertitudes et je désirais vivre une stabilité au travail. Aussi, je voulais participer au processus de A à Z.

Alors, je me suis lancée « all in ». J’ai quitté mon beau loft dans le Vieux-Port, ma vie confortable, pour habiter temporairement chez mes parents, alors que j’étais dans le début trentaine. Avec du recul, je réalise que ce changement de cap me permet aujourd’hui de ne pas perdre de vue la réalité de mes employés. Cela m’a fait réaliser l’importance des petites attentions au quotidien.

Quand j’arrive le matin, je demande toujours à mes employés s’ils désirent un café, que je leur prépare. C’est important pour moi qu’ils se sentent bien au travail.

L. C. G. :

Qu’est-ce que tu donnerais comme conseil à quelqu’un qui veut se lancer en affaires ?

N:

Ouf ! Je dirais qu’il faut être prêt à risquer, à oser et à investir autant en temps qu’en argent. Tu dois être le premier à investir dans ton plan, car tu dois y croire plus que n’importe qui.

Je pense aussi que c’est important de ne pas faire un projet juste pour avoir le statut d’entrepreneur. C’est essentiel de partir d’une cause ou d’un produit qui te tient passionnément à cœur. C’est cette passion qui te procure le « high » nécessaire pour foncer tête première dans tes projets.

L. C. G. :

En terminant, selon toi, c’est quoi la clé qui te permet de rester accrochée et passionnée au fil des années ?

N. :

Honnêtement, je pense qu’il faut être un peu folle. Ha ! Ha ! Ha ! C’est difficile d’être équilibré dans toutes les sphères de notre vie. Mon équipe est composée de jeunes individus dynamiques et talentueux qui m’apportent une énergie incroyable au travail. J’ai aussi la chance d’être située dans le Vieux-Port, un endroit propice aux rencontres de gens de divers horizons. J’aime aussi beaucoup les gens et ça, c’est essentiel !


Je vous promets que la discussion avec Nicole aurait pu durer toute la journée et je ne m’en serais pas lassée. Elle a cette énergie inépuisable et des étincelles dans les yeux, le genre de high que seuls les passionnés peuvent vivre !

À l’ère d’aujourd’hui, où les possibilités de carrières sont multiples et où les chemins pour y arriver sont de plus en plus atypiques, on se souhaite d’avoir un jour ce même high pour notre travail !

xx-

Références: Le Walk-In / Le Magasin Général du Vieux-Montréal

À propos de moi

Sans contredit, il vous suffit d’une soirée avec Mme C. Germain pour comprendre son essence : un heureux mélange de la familiarité de la région et du rythme effréné de la ville. Intervenante psychosociale depuis 2013, elle a mis à profit ses connaissances avec la Fondation Jeunes en Tête, en travaillant comme conférencière pour sensibiliser les jeunes à la dépression. C’est une passionnée de l’entrepreneuriat et de l’animation de tous types. Elle s’est d’ailleurs impliquée auprès d’entreprises en démarrage en y animant des Focus Groups. C’est à travers son lexique qui vous rappelle autant votre grand-mère du bord du fleuve que votre professeur d’université que l’on a le goût de plonger dans son univers qui pose un regard franc et honnête sur des thématiques comme : l’agir relationnel, le leadership féminin, l’entrepreneuriat et l’importance du dépassement de soi.

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