Par 

Prêcher par l’exemple


Souvent, lorsque l’on part en voyage, le retour est un choc. Un clash entre ce qui a été vécu là-bas, ce que nous avons intégré comme habitudes pour mieux vivre nos découvertes et celles que nous devons reprendre une fois de retour.

Pour ma part, je trouve important de s’imprégner de la culture et des règles de vie où nous nous trouvons. C’est beaucoup plus global comme expérience d’observer les gens, de manger leur nourriture, de se connecter à leurs paysages. Le voyage, pour moi, c’est de découvrir, en toute modestie, ce qui nous entoure. Je suis loin de l’attitude impérialiste qui vient souvent me déranger chez certains touristes. Du moins, loin de moi cette intention.

Le savoir-vivre

Je suis, à la base, une personne qui n’aime pas parler trop fort, déranger pour déranger. La politesse est, pour moi, extrêmement importante. Et j’ai été servie en voyage au Japon. En fait, je m’y suis rapidement sentie chez moi pour cette raison. C’est une vision altérée de touriste, je sais, mais oui, je m’y suis sentie bien d’emblée.

Arrivée au Japon, j’ai été happée par cette extrême gentillesse et ce grand respect que l’on accorde à l’autre.

Sitôt revenue, je me suis ennuyée de cette politesse légendaire qui caractérise cette société dans laquelle j’avais baigné pendant près de trois semaines. Il est très difficile de vous l’expliquer, mais tout est en place avec efficacité et grande amabilité. Imaginez des employés, à l’extérieur, qui vous saluent quand l’avion décolle, le serveur qui vous reconduit jusqu’à la porte après le repas, des gens postés aux sorties des aéroports uniquement pour vous saluer, des gens qui chuchotent toujours dans leurs cellulaires… partout.

Le clash 

Ça m’a pris un certain temps pour revenir de ce voyage et être de nouveau heureuse, même si le Québec, ben, c’est chez moi !

Cette extrême attention de l’autre me manquait. Les gens qui prenaient tout le trottoir ici m’exaspéraient. Les personnes qui criaient littéralement leur vie dans leur cellulaire m’agressaient. Ceux qui ne respectaient pas la signalétique m’enrageaient. Les automobilistes toujours trop fâchés et SI pressés me rendaient folle. J’ai ressenti un découragement profond dès mon arrivée dans l’avion où les agentes de bord racontaient haut et fort leur vie et où on me disait que mon vol manqué, c’était de ma faute (merci, Air Canada). Étrange sensation que de se sentir loin de chez soi… chez soi.

Évidemment, le temps fait son œuvre et je suis de retour. L’exaspération a fait place à un retour à la normale. Je suis bien chez moi. J’aime « mon monde ».

La suite

Mais cette empreinte de la politesse et du respect des règles est restée. C’est pourquoi j’ai décidé de garder cette vision japonaise pour certaines attitudes au quotidien. Je commence par attendre aux lumières pour traverser à pied. Ça semble bête, mais peu le font, voire personne. J’ai remarqué que lorsque je le faisais, certains m’imitaient. Pourquoi ne pas apprendre à attendre aux signalisations ? Quelle étrange habitude !

Je ramasse aussi les déchets des gens. Le comptoir laissé plein de ketchup à la cantine par le client précédent, je le nettoie rapidement en attendant mon végé burger. Oui, les employés sont payés pour « ramasser », mais pas nécessairement toutes nos cochonneries qui se ramassent en deux temps, trois mouvements. N’est-ce pas une responsabilité à la fois individuelle et collective que de s’assurer que notre environnement soit propre ? Lorsque je vois des détritus par terre ou dans le bus, je les ramasse. C’est très drôle de voir le visage ahuri des gens me voyant récupérer quelque chose qui ne m’appartient pas pour en disposer comme il se doit. Encore une fois, quelle drôle d’idée non seulement de se laisser trainer, mais de regarder un déchet sans broncher en se disant qu’un employé le ramassera. Pourquoi ne pas être actif au sein de notre société ?

Chaque petit geste compte et c’est plutôt sympa de faire sa petite part d’humain. Nous vivons en société après tout !

Prêchons par l’exemple.

Photo à la une:

maxime caron

À propos de moi

Julie se passionne pour le mieux-être et l’art de vivre. Professeure de Yoga et de Danga, elle craque pour l’humain et ses riches interactions. Créatrice d’ambiances et artiste dans l’âme, elle aime offrir des atmosphères et des concepts lors de ses ateliers : d’ART DE VIVRE, de DANGA et dans ses classes de yoga. Parallèlement à l’enseignement, elle met à profit dix années d’expérience dans le domaine des communications en offrant une alternative mieux-être avec sa plateforme Bohos et ses collaborations en tant que rédactrice. Au quotidien, Julie aime goûter aux petits bonheurs de la vie et prendre soin de ceux qu’elle aime. ♡

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera jamais partagé. Les champs exigés sont marqués.