Par 

Explorer la purification shintoïste en yoga


Dans mon processus de création de classes, j’ai décidé d’inclure un élément super intéressant de la philosophie shintoïste : la purification pour soi (kiyomu) et son entourage (harau). Comment, au travers d’une pratique yogique, pouvons-nous intégrer ces notions ? Je vous écris ici mon processus et peut-être que ces réflexions et ces notions pourront aussi nourrir votre pratique.

Comment ces pensées croisées sur l’aspect purification peuvent-elles s’exprimer dans une pratique de yoga?

Mais au fait, qu’est-ce que le shintoïsme?

« Le shinto (神道, shintō?, littéralement “la voie des dieux” ou “la voie du divin”) ou shintoïsme est un ensemble de croyances datant de l’histoire ancienne du Japon, parfois reconnu comme religion. »

« Le concept majeur du shintoïsme est le caractère sacré de la nature. Le profond respect en découlant définit la place de l’homme dans l’univers : être un élément du grand Tout. Ainsi, un cours d’eau, un astre, un personnage charismatique, une simple pierre ou même des notions abstraites comme la fertilité peuvent être considérés comme des divinités. » — Wikipédia

Purification, partout – même en yoga

La notion de purification n’est pas évidemment liée uniquement au shintoïsme. On la trouve aussi en yoga.

« Dans le traité fondamental “Yoga sutras de Patanjali” (entre 300 av. J.-C. et 500 apr. J.-C.), il est dit que l’un des principes des Nyamas (à respecter même avant de se lancer dans la pratique des postures asanas) est Saucha ce qui veut dire, en sanscrit, la propreté. Dans le yoga, cette notion est toujours vue aussi bien dans la perspective du corps que du mental. » — Yoga et Vedas

On peut trouver ce processus de purification notamment avec :

TRATAKA : purification des yeux par la fixation du regard

KAPALABHATI : respiration détoxifiante

DHAUTI : nettoyages de l’estomac » (certaines approches très précises, que je ne pratique pas, sont disponibles). On peut considérer, par contre, les torsions, en yoga, comme étant des éléments yogiques intéressants pour représenter dhauti.

Ces trois éléments peuvent donc s’inscrire dans une pratique où l’on intègre cette réflexion/vision purificatrice.

Maintenant, voyons certains éléments shintoïstes et inspirons-nous-en librement.

Purification, façon shintoïste

On parle de purification non seulement pour soi, mais aussi pour ce qui nous entoure. Cette notion vient de cette volonté — toujours selon le shintoïsme — de ne pas se retrouver avec une malédiction sur la tête et pour connecter à Kami : désignant pour eux le concept de divinité. Il est d’ailleurs à noter qu’une divinité peut être un concept comme la fertilité, par exemple. Ma définition est très grossière, mais je cherche à synthétiser ma compréhension.

On peut assimiler cette notion de propreté à des actions banales comme balayer le plancher, laver les murs, etc., et pour le soi, on peut faire une parallèle avec cette grande passion qu’ont les Japonais pour les bains, notamment les onsens, et cette connexion profonde avec la nature qui s’exprime lorsqu’ils se retrouvent en ces lieux.

On peut donc référer à la notion purificatrice, inspirée du shintoïsme, par une méditation qui nous connecte à la nature, à notre divinité intérieure, ce sur quoi nous désirons déposer notre attention, peu importe nos croyances.

Et pour ce qui est de harau, nous pouvons nous en charger en créant un espace acceuillant et propre.

Un cours riche en images et en références nous donne l’opportunité de goûter avec créativité, histoire, philosophie et intention la notion de purification : en studio ou chez vous.

Les possibilités sont évidemment infinies lorsque l’on parle d’un sujet aussi large que la purification.

Au fait, n’hésitez pas à me partager vos suggestions sur le même thème et votre vision de ce qu’est, pour vous, la purification. J’ai hâte de vous lire !

À propos de moi

Julie se passionne pour le mieux-être et l’art de vivre. Professeure de Yoga et de Danga, elle craque pour l’humain et ses riches interactions. Créatrice d’ambiances et artiste dans l’âme, elle aime offrir des atmosphères et des concepts lors de ses ateliers : d’ART DE VIVRE, de DANGA et dans ses classes de yoga. Parallèlement à l’enseignement, elle met à profit dix années d’expérience dans le domaine des communications en offrant une alternative mieux-être avec sa plateforme Bohos et ses collaborations en tant que rédactrice. Au quotidien, Julie aime goûter aux petits bonheurs de la vie et prendre soin de ceux qu’elle aime. ♡

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera jamais partagé. Les champs exigés sont marqués.