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Les conséquences d’une vie de nomade… ou quand une BOHO a les blues…


Je suis nomade à mi-temps depuis quelques années déjà. Les raisons qui me poussent à voyager autant sont multiples, mais être nomade, pour moi, signifie surtout d’avoir un plus grand désir de partir que de rester! Il va s’en dire que cela a toutes sortes de conséquences sur mon quotidien. Et détrompez-vous, ma vie n’est pas paradisiaque! J’ai parfois les blues… Voici quelques petites difficultés que je rencontre.

S’alimenter sur la route

Voyager ou vivre à l’étranger signifie souvent manger au restaurant. Ainsi, selon la destination choisie ou notre budget, il s’avère parfois difficile de faire des choix sains. Également, la chance d’être invitée chez des gens ou le plaisir de partager des repas avec des amis connus sur la route exige de mettre de l’eau dans son vin. Il n’est pas toujours possible non plus d’avoir accès à une cuisine, de trouver les ingrédients de nos recettes préférées et de préparer des repas aussi sains qu’à la maison.

L’exercice physique

Personnellement, la pratique d’exercices vigoureux par grande chaleur a tendance à me causer des étourdissements. Lors d’un récent séjour au Brésil, j’ai dû laisser tomber ma pratique de vinyasa yoga en raison de la chaleur extrême combinée à un taux d’humidité élevé. J’ai plutôt opté pour la pratique du yoga sur une planche à pagaie combinée à de la randonnée légère et à des exercices d’étirements pratiqués à la maison. Pour certaines destinations, il est à noter que le manque de sécurité peut limiter la réalisation d’activités physiques à l’extérieur. Encore ici, il faut s’adapter à son environnement immédiat et trouver de nouvelles manières de garder la forme.

Toujours vivre dans ses valises

mawadoo

Quand on vit avec moins de choses, on réalise rapidement l’importance de bien choisir ce qu’on amène avec nous. Pas seulement parce qu’on est limitée, mais également parce qu’il faut les transporter, les emballer et les ranger régulièrement. Nos choses peuvent devenir rapidement un vrai fardeau. Il est donc primordial de choisir ce qui est réellement utile et de laisser derrière soi ce qui ne l’est pas… Bien sûr, lorsqu’on se rend compte qu’on a oublié quelque chose d’important, ça peut nous agacer. Cela fait partie des désagréments de la vie de nomade. Le bon côté est qu’on apprend rapidement à vivre avec moins de choses. De retour à la maison, je fais souvent un grand ménage et j’en profite pour me débarrasser de plein de choses, car chaque fois, je réalise que beaucoup de ce que je possède est superflu.

Savoir garder contact

De nos jours, garder contact avec nos proches semble simple, puisque les moyens de communication sont multiples depuis l’avènement de l’ère numérique. Cependant, la réalité est que pour la plupart des gens, l’éloignement géographique se répercute toujours par une diminution ou même l’arrêt complet des communications. Le dicton n’est pas faux : loin des yeux, loin du cœur. Je dois donc relancer les gens sans cesse et parfois, un sentiment d’isolement peut s’installer. Pour pallier cela, j’ai appris à toujours rester très ouverte aux nouvelles rencontres et je partage donc de bons moments en compagnie de nouveaux amis au lieu de tenter de conserver un lien avec des gens qui sont loin. Mes vrais amis seront encore là pour moi à mon retour !

Se répéter sans cesse…

Se faire des amis sur la route, c’est vraiment sympa, même que c’est probablement un de mes aspects préférés de la vie de nomade. Par contre, cela exige de constamment répéter son histoire à plein de gens différents. Tu es ici depuis combien temps ? Comment as-tu appris le portugais ? Que fais-tu dans la vie ? Tu repars quand ? Vous imaginez un peu le portrait ! Avec le temps, on s’habitue et on trouve des moyens créatifs de raconter notre propre histoire !

En conclusion, la fatigue de la vie nomade provient de l’effort perpétuel d’adaptation. S’adapter à de nouveaux climats, à de nouvelles cultures, à de nouvelles habitudes de vie, etc.

Je pourrais parler longtemps des désavantages de la vie nomade, mais plus j’y pense, plus je réalise que je retire principalement des bénéfices de ce mode de vie. Cela explique pourquoi j’ai attrapé la piqûre!

Faites attention, c’est contagieux!

À propos de moi

Anne-Louise a toujours eu l’envie insatiable de découvrir le monde. Elle saisit toutes les occasions pour assouvir sa passion. Pour elle, le voyage est prétexte à la rencontre de l’autre, mais également à la découverte de soi. Elle affectionne tout particulièrement les séjours en solitaire pour la liberté et l’ouverture à l’autre que cela procure. Elle apprend le castillan en Espagne, étudie l’ethnologie au Mexique, enseigne les arts du cirque au Burkina Faso et dirige des tournées au Brésil. Lors d’un séjour en Indonésie, Anne-Louise se découvre une passion pour la plongée en apnée. Sonder les profondeurs du Grand Bleu est devenu une nouvelle manière de voyager, d’explorer. Anne-Louise possède une vision très holiste de la vie. Sa nature curieuse et versatile la pousse à essayer plein de nouvelles choses et à échanger sur des sujets divers. Elle demeure une éternelle étudiante, mais c’est en voyageant qu’elle fait ses meilleurs apprentissages. Quand elle n’est pas sur la route, Anne-Louise est gestionnaire culturelle et affectionne particulièrement les arts du cirque, la danse contemporaine, la musique du monde et les arts visuels. Elle pratique également le yoga et a complété récemment sa formation de professeur au studio Wanderlust de Montréal. Comme collaboratrice chez BOHOS, elle souhaite partager ses expériences nomades et ses découvertes tant anciennes que plus récentes.

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