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À bicyclette !


J’ai une confidence à vous faire. Depuis neuf ans, je déambule dans les rues de Montréal et j’ai un plaisir secret : l’observation.

Attention, je ne parle pas d’épier, mais réellement d’observer. Et observer quoi ? Les bicyclettes.

Au départ, tout a commencé par une banale constatation sur la diversité des modèles, leur utilisation… Puis, j’ai remarqué un fait étrange. Au même titre que le fidèle Médor est à l’image de son maître, souvent, la petite reine reflète la personnalité de son propriétaire. Du coup, j’ai mis en place un petit jeu, une sorte de classification des bicyclettes par type de propriétaire :


Le « Tandem », où prime le travail d’équipe. Un mot : COHÉSION. Les cyclistes semblent en parfaite harmonie. Idéal pour développer le travail d’équipe ou partager de bons moments avec son amoureux.

Le « Familial », parfait pour le papa ou la maman. On le repère immédiatement à son siège enfant fixé à l’arrière. Pratique, ergonomique et robuste, il est idéal pour continuer à faire de l’exercice tout en gardant un œil sur bébé !

Le « Machistador », plus viril, plus masculin. Selle massive, longue et charpentée, avec au guidon l’homme musclé genre « Magic Mike », exhibant un torse dénudé et en sueur.

Le « Mademoiselle », vélo plus féminin, souvent orné de fleurs ou de rubans. À l’allure un peu plus rétro, il affiche des couleurs pastel, plus douces, et est régulièrement chevauché par de belles damoiselles, la crinière volant au vent.

Le « Sportif », vélo tout-terrain, doit répondre à des normes précises telles que vitesse, légèreté et maniabilité. Le but : arpenter des kilomètres dans la joie et la bonne humeur tout en faisant travailler allègrement ischions, gastrocnémiens, quadriceps, ceinture abdominale et autres muscles fessiers.

Le « Vintage », selle rétro en cuir, cadre à l’ancienne. Sa forme, souvent reprise de vieux modèles des années 40 à 60, aspire à une certaine nostalgie. Il dénote aussi un certain côté intello-bobo.

Le « Fonctionnel », vélo qu’on laisse patiner par le temps, souvent gagné par la rouille. La selle est usée, trouée, au vécu indéniable. A connu de nombreuses paires de fesses dans sa vie !

Sa mission : transport du point A au point B et sans chichis.

Le « Be twin », vélos se ressemblant comme deux gouttes d’eau. Pratiques, ils peuvent être loués à leur guise. Non seulement bicycles tendance dans toutes les grandes villes du monde, ils donnent également à ses usagers bonne conscience.

L’ « Utilitaire », comme le triporteur. Souvent associé aux plaisirs de la bouche : crème glacée, café, beignes… Reconnaissable parfois à sa clochette signalant sa présence en attisant notre gourmandise.

L’ « Atypique », vélo qui se remarque facilement. Il signale tout de suite sa présence en affirmant son caractère et son désir de ne point se plier à la normalité, d’être différent des autres. Peu nombreux, il marque toujours les esprits.

À présent vous ne regarderez plus les bicyclettes du même œil ! Surtout, n’oubliez pas de faire réviser vos freins et bonne route !

À propos de moi

Parce que la vie est un voyage, une aventure ; que l’on ne sait jamais vraiment de quoi demain sera fait ; et surtout parce qu’elle n’est pas une question de « pourquoi », mais de « pourquoi pas », c’est en 2009 que Daphné quitte la France pour s’installer au Québec après y avoir passé un an en tant qu’étudiante à l’Université de Montréal en 2001. Curieuse, autodidacte, gourmande et surtout discrète, elle aime utiliser ses sens et savourer le temps qui lui est imparti en s’offrant la chance de pouvoir réaliser le maximum de ses rêves. Amoureuse de la bonne cuisine, des vieilles pierres, du bon vin et des livres, elle espère faire naître le goût des choses bonnes et simples qui nous entourent et qui bien souvent deviennent si familières que l’on ne prend plus la peine de les apprécier : la caresse du soleil sur votre peau, un morceau de chocolat fondant délicatement sous votre langue, la lecture d’un bon livre… Massothérapeute sur ses temps libres, son mantra : « On est tous l’artisan de son bien-être ». Elle évolue d’une passion à l’autre, en espérant rendre les gens heureux, désireux et curieux de pousser d’autres portes afin de découvrir ce qui se cache derrière.

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