Par 

Le yoyo


Ça y est, c’est décidé, vous mangerez bien, sainement et en quantité moindre. Vous tenez bon deux, trois, quatre semaines et hop, vous sombrez vers le côté obscur… Des frites, de la pizza, des desserts, trop de pâtes et de la crème… Oh non ! Vous vous reprendrez. « Lundi est une autre journée. Je vais recommencer l’entraînement et je mangerai bien », que vous vous dites. Vous vous entraînez, vous mangez de la salade et dites non au dessert, vous vous couchez même avec le ventre creux, car vous ne voulez pas manger après le souper. Un autre deux, trois semaines et… Vous connaissez la suite. C’est ce que j’appelle jouer au yoyo alimentaire.

Est-ce une bonne chose de faire ce genre de « pattern » ? Non ! Mais savez-vous pourquoi ?

Il y a les raisons physiques (métaboliques) et les raisons psychologiques pour lesquelles je ne recommande absolument pas de jouer au yoyo alimentaire.

Tout d’abord, voyons les raisons psychologiques, car une fois que nous avons compris pourquoi il ne faut pas se priver puis se « laisser aller », il devient beaucoup plus facile d’être constant dans nos saines habitudes.

Tout est une question d’équilibre et de perception. Pour ceux qui ont des habitudes alimentaires plutôt sucrées, grasses et/ou salées, il faut en premier lieu carrément apprendre à apprécier le goût des bons aliments. Retourner à la base, au goût non modifié par des additifs chimiques, le sucre, le sel, etc. Au début, je suggère de cuisiner avec des épices/assaisonnements que vous aimez, même s’il faut mettre un peu de sirop d’érable ou plus de sel. Vous vous habituerez à aimer les bons aliments et lentement, vous diminuerez les assaisonnements plus « prononcés ». Ce que je suggère ici, c’est long. Ça ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut une volonté de changer nos habitudes alimentaires. Il faut être curieux, réceptif et surtout, voir ce changement pour le mieux !

Ensuite, il faut arrêter de voir ce changement comme une PRIVATION ! Il faut aussi manger à votre faim. Faites de bons choix, mais mangez suffisamment. Quand notre corps (et non notre tête) nous dit que l’on a faim, il faut l’écouter.

Quand vous choisissez la salade d’avocats et de noix au lieu de la poutine, vous choisissez l’énergie, la bonne digestion, le bien-être, la bonne humeur, la propreté, le bien-être, la santé, la longévité… Au lieu de choisir la fatigue, les maux d’estomac, le reflux, l’angoisse, le stress, la saleté et la maladie… Vous me trouvez tranchante ? Pourtant, c’est ça ! TOUT ce que vous mangez agit sur votre corps, votre stress, votre système immunitaire, vos cellules, votre énergie, votre vie, quoi. Et c’est quand on comprend bien que les aliments sont notre carburant et que du mauvais gras ça ne donne aucune énergie en plus d’hypothéquer nos artères que lentement, l’évolution réelle et durable se fait.

legumes

Quand vous mangez sainement, mais drastiquement pendant deux ou trois semaines pour retomber ensuite dans vos anciennes habitudes, c’est que vous n’avez pas encore compris l’utilité des aliments dans notre corps et la raison pour laquelle nous mangeons. De plus, il vous sera impossible de changer pour vrai vos habitudes en faisant cela. Soyez créatif, gâtez-vous avec de petits desserts sucrés qui vous feront plaisir, mais qui vous apporteront des nutriments sans être des calories vides, comme un pouding avocats-chocolats ou des barres tendres maison à base d’ingrédients nutritifs et sains. Vous avez envie depuis deux semaines d’un hamburger ? Alors, go, CUISINEZ-LE ! Vous prendrez ainsi des ingrédients de qualité, limiterez le gras, les additifs chimiques et limiterez le sel (de la vraie viande sans céréales, du pain multigrains, des légumes frais, une quantité de fromage raisonnable, etc.) Il est possible de modifier TOUTES les recettes pour les rendre plus santé. On peut facilement couper de moitié le gras et le sucre dans des muffins, biscuits et gâteaux en mettant de la compote de pommes ou des graines de chia, au lieu de la totalité du gras, etc.

En ce qui concerne le physiologique, la privation ralentit votre métabolisme basal, ce qui contribue à une prise de poids ou à un échec à la perte de poids. Il faut manger pour maigrir ! 😉

En résumé, arrêtez de dire « lundi, je débute, je mangerai bien et bougerai », faites-le maintenant et surtout, pour toujours. Car avoir de saines habitudes ce n’est ni se priver ni tout calculer. C’est d’être intelligent tous les jours dans nos choix, dans notre compréhension du rôle des aliments sur notre vie et celle de nos enfants, c’est prendre plaisir à bien manger et se sortir de la spirale de la culpabilité !

Bon appétit et surtout, bonnes découvertes culinaires ! 🙂


Découvrez ma page entraîneure juste ici pour plus de détails sur mes offres santé.

Marie-Josée,

À propos de moi

Passionnée de danse, Marie-Josée enseigne cet art et ce sport depuis maintenant 26 ans. Tout d’abord bachelière en droit, elle a décidé de reconnecter avec ses passions profondes pour étudier aux études supérieures en danse à l’Université du Québec à Montréal. Il y a 17 ans, elle a fondé l’École Des Axées Danse, à Saint-Hubert, sur la Rive-Sud de Montréal, école qu’elle dirige toujours avec autant de passion et d’amour. Durant ses études en danse, elle a découvert un autre petit plaisir : celui du développement musculaire et de l’entrainement hors salle de danse. C’est à ce moment qu’elle a su qu’elle serait également entraineuse personnelle un jour. Elle a donc été suivre une certification comme entraineur personnel et elle se spécialise à domicile pour tous ceux et celles qui n’aiment pas le gym ou qui préfèrent l’intimité de leur maison pour s’entraîner, et ce, depuis bientôt 10 ans. Elle adore son travail et adore inspirer les autres à prendre soin d’eux ! Marie-Josée est aussi une maman de trois adorables enfants.

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera jamais partagé. Les champs exigés sont marqués.