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La pornographie… au féminin


La pornographie, une habitude seulement chez l’homme ? Selon PornHub et leurs 18 milliards de visites estimées en 2015, 23 % seraient d’origine féminine à l’échelle planétaire.

Même si on compte 23 %, c’est tout de même encore très peu pour un site de cette ampleur. Il faut dire que pour plusieurs, le tabou est encore si fort qu’il est difficile peut-être pour certaines d’entre nous, et dans certains pays plus particulièrement (faut le dire !) d’en consommer.

Et une chose importante, leur porno ne représente peut-être pas toujours nos fantasmes et nos façons d’aborder notre sexualité. Non ?

En effet, si on en consomme un peu par intérêt personnel ou « journalistique », hum hum, on peut franchement être dégoutée devant ces images de femmes contraintes de faire un blow job en échange d’un service et de recevoir le sacro-saint jet masculin en plein visage. Vraiment ? D’ailleurs, ça se termine pas mal toujours comme ça. Les relations sont toujours très hard et la fille, reléguée au rang d’objet, est pénétrée dans tous les orifices possibles (je suis crue, c’est volontaire !).

Le plus soft, on peut le trouver dans les scènes lesbiennes, mais encore, c’est souvent une image vraiment montée pour le regard d’un homme qui s’imagine à quoi pourraient bien ressembler deux filles subitement bicurieuses laissées dans une chambre vide « par pur hasard ». Ça, c’est quand il y a un scénario. L’époque Bleu Nuit a disparu. Vite, vite l’orgasme, deux minutes top chrono.

La porno, elle est partout, thanks to the Internet, et elle ne nous représente pas. Je ne trouve pas, en tout cas. Et nous, en tant que femmes, plutôt que de se dire que la porno, c’est dégradant, on devrait s’inviter au « party » et proposer une porno saine, créative et égalitaire, pas juste pour les femmes, mais pour les hommes, pour offrir un véritable dialogue sexuel basé sur le respect. Là où jeunes hommes et jeunes femmes qui n’ont jamais goûté au sexe pourront se construire un imaginaire axé sur l’égalité et l’écoute de l’autre.

J’ai d’ailleurs commencé l’écoute du documentaire coproduit par Rashida Jones (que j’adore !) Hot Girls Wanted : Turn On, suite de Hot Girl Wanted que je n’ai pas encore écouté, et deux épisodes plus tard, me voilà à vous écrire ce billet.

J’ai eu, en fait, un coup de cœur pour la réalisatrice Érika Lust, une universitaire de Suède qui produit avec son mari de la porno féministe depuis 15 ans, en Espagne. Son énergie, son dynamisme et sa façon de valoriser une porno pour les femmes et par les femmes sont une véritable bouffée d’air frais.

Je vous invite à l’écouter juste ici :

Mère de famille, artiste et entrepreneure, Erika propose une porno décomplexée, fantaisiste, dirty, oui, intense, ça aussi, mais toujours connectée à ces quatre fondements. Et c’est toujours très artsy.

Quand je vous disais bouffée d’air frais !

Au fait, plus près de nous, un nouveau projet de porno au féminin a aussi vu le jour : Bellesa, avec sa section vidéo entièrement nourrie par une communauté de femmes. À noter que sur le COLLECTIVE, on peut aussi trouver des textes amusants, grivois et informatifs aussi sur le sexe.

Je n’ai pas encore consommé de vidéos sur le site, mais de voir des projets qui désirent faire leur part, ça fait du bien.

Vivement un vent de changement dans l’industrie de la SEXTECH !

Qu’en pensez-vous ?

À propos de moi

Julie se passionne pour le mieux-être et l’art de vivre. Professeure de Yoga et de Danga, elle craque pour l’humain et ses riches interactions. Créatrice d’ambiances et artiste dans l’âme, elle aime offrir des atmosphères et des concepts lors de ses ateliers : d’ART DE VIVRE, de DANGA et dans ses classes de yoga. Parallèlement à l’enseignement, elle met à profit dix années d’expérience dans le domaine des communications en offrant une alternative mieux-être avec sa plateforme Bohos et ses collaborations en tant que rédactrice. Au quotidien, Julie aime goûter aux petits bonheurs de la vie et prendre soin de ceux qu’elle aime. ♡

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