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Savez-vous dire « non » ? Pour votre santé, il le faut pourtant. Voyez comment !


C’est fou comme ce petit mot de trois lettres peut faire peur ! On ose à peine le prononcer. Pourtant, avec le temps et la pratique — parce que ça ne vient pas toujours facilement — on comprend qu’on a fait le bon choix, on se sent plus légère, davantage en phase avec nous-même. Rien de plus normal ! On s’est enfin écoutée ! 😉

L’idée ici n’est pas de TOUJOURS dire « non ». Il faut quand même y aller avec une certaine logique. Seulement, un « oui », lorsque le cœur n’y est pas, ne vaut pas grand-chose.

Oubliez les convenances ! Ex. : accepter un emploi ou une promotion dont vous n’avez que faire. Tout le monde s’en réjouit à l’avance pour vous et vous pousse dans cette direction, soit. Mais si ça ne correspond aucunement à votre plan professionnel, qui sera pris avec par la suite ? S’écouter n’a jamais fait de mal à personne. Le contraire, oui.

Oubliez les qu’en-dira-t-on ! Ex. : sortir alors que vous aviez prévu une soirée coconnage, en pyjama devant un bon film, maïs soufflé ou verre de vin à la main. On vous trouvera mémère ou sauvage… Et alors ? Sortir à reculons risque de vous faire regretter votre soirée. Aussi bien suivre vos plans et en profiter pleinement, non ? D’autres invitations viendront, ne vous en faites pas avec ça !

Oubliez l’ordre des choses ! Ex. : se marier avec le premier venu (bon, peut-être pas le premier, mais j’exagère à peine !) juste parce que votre horloge biologique fait tic tac, tic tac… mauvaise idée ! Certaines vont aussi accepter une demande en mariage alors que leur relation n’est pas totalement ce qu’elles recherchent. Pourquoi ? Par peur qu’il n’y en ait pas d’autres ? Rassurez-vous, mesdames ! J’en ai refusé trois jusqu’ici ! 😉 Bien sûr, j’avais mes raisons. Lorsqu’une demande en mariage est faite en pensant recoller les morceaux, il ne faut pas s’attendre à autre chose qu’à un « non ». Ce n’est pas d’une « patch » dont je rêve, mais du conte de fées.

Bref, vous voyez le topo ! La peur — de déplaire, de blesser, d’être rejetée, de ne pas être à la hauteur des attentes des autres — est profondément ancrée en chacune de nous. Seulement, dites-vous une chose : quoi que vous fassiez, il y aura toujours des gens à qui ça ne fera pas l’affaire. C’est LEUR problème, pas le vôtre. Alors, faites-vous plaisir !

Imaginez le stress, le ressentiment et les regrets que vous vous imposez à dire « oui » alors que votre cœur et souvent tout votre être vous poussent, ou vous supplient, à dire « non ». Sachez que cette personne qui vient d’essuyer un refus de votre part s’en remettra vite. Avec un peu de chance, la solution à son problème est déjà entre ses mains alors que vous vous torturez encore l’esprit pour avoir OSÉ lui dire « non ». Oui, oser, parce que ça prend du courage, du moins, les premières fois. Cessez tout de suite de vous tourmenter et félicitez-vous plutôt ! Vous n’étiez pas disponible ou n’aviez pas les ressources nécessaires pour lui venir en aide. Vous n’avez pas à guérir tous les maux de la terre ! L’idée est de ne pas vous oublier dans le processus. Bien sûr, si vous aviez eu le désir, le temps, l’énergie et les moyens, vous auriez été la première à vous proposer pour la soutenir. C’est ça que cette personne retiendra. Faites de même !

Apprendre à dire « non », c’est possible. Voici comment :

Écoutez votre corps : quand on dit que de nombreux malaises ou maladies sont issus de nos émotions, de nos pensées, imaginez un peu l’incidence qu’un « oui » peut avoir alors qu’on voudrait dire « non ». Avant de vous prononcer, soyez à l’écoute des signes que votre corps vous transmet. Avez-vous l’estomac noué ? C’est le centre des émotions. Une fatigue soudaine vous gagne-t-elle, voire un mal de tête ? Votre corps vous parle.

Écoutez votre petite voix intérieure : si vous ne percevez aucun signal d’alarme de votre corps, peut-être que la réponse se trouve ailleurs. Demandez-vous alors si vous le voulez vraiment (changer de poste au bureau, partir en vacances (bon, OK, ça, on le veut toutes, mais peut-être pas n’importe où ni avec n’importe qui !), garder le chien d’une amie, déménager l’autre…). Si vous n’avez aucune hésitation, la question ne se pose même pas. Mais peut-être voudrez-vous prendre un moment pour y réfléchir ? Sachez que vous y avez droit, peu importe votre réponse, et même si c’est un « non ». C’est rarement une question de vie ou de mort ! 😉 Et même si vous êtes partante, plutôt que de répondre « oui » sur l’impulsion du moment, il est bon de vous arrêter pour y penser. Sans nécessairement vous amener à changer d’idée, peut-être que cela vous donnera d’autres options ou pistes de solution.

Commencez par de petites choses : la meilleure pratique que vous puissiez avoir, c’est de dire « non » aux encore trop nombreux appels de sollicitation. Certaines peuvent rester accrochées longtemps au téléphone. Pourtant, elles ne connaissent pas leur interlocuteur. Il faut vous affirmer. Le produit ne vous intéresse pas, dites « non », remerciez, saluez, puis raccrochez. C’est simple, non ? Bien sûr, si l’interlocuteur perçoit l’hésitation dans votre voix, il risque d’insister. Résistez ! Vous n’avez aucune envie de payer une assurance dont vous n’avez pas besoin ou l’entretien de votre pelouse que vous faites déjà vous-même. Ce n’est pas que votre santé, mais aussi celle de votre portefeuille qui risquent d’écoper.

Et ne vous perdez pas en explications : vous ne pouvez ou ne voulez pas, ça ne vous intéresse pas, ce n’est pas plus long que ça. Bien sûr, lorsque vous êtes invitée à deux événements le même jour, vous risquez de mentionner que vous avez déjà un engagement. C’est très bien ! Le problème est quand vous vous perdez en excuses. Un souper à l’extérieur ne vous tente pas ce soir-là ? Dites-le. Ça s’arrête là ! Inutile de préciser vos motivations, ou démotivations dans le cas présent. Vous ne devriez pas avoir à vous justifier. Cependant, vous aurez peut-être à le faire au début, puisque les gens à qui vous avez toujours dit « oui » ne comprendront pas votre revirement. Ils comptaient sur vous… mais pouviez-vous compter sur eux ? En voilà une question !

Bref, soyez honnête, d’abord envers vous-même, puis envers les autres. Et chacun s’en portera mieux ! Enfin, il y a aussi une façon de dire « non », d’arrondir les angles pour que notre refus ne soit pas perçu comme une claque aller-retour. Allez-y en douceur et en finesse ! Même que de proposer une alternative démontrera que vous êtes sensible à un problème donné. Vous vous éviterez ainsi un cas de conscience !

Alors, tenterez-vous l’expérience ? Ici, vous pouvez dire « oui » !

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À propos de moi

Caroline Barré est romancière, journaliste indépendante, réviseure, traductrice et photographe. Les Éditions Québec-Livres reprennent aujourd’hui son premier roman Assassine et sa série L’héritière de Salem, dont le 5e Tome, Les Mémoires d’Abigail, paraîtra à l’automne 2016. La conclusion de cette saga s’écrit à l’heure actuelle avec le 6e Tome : Doriane. Caroline rêvait d’écrire depuis son plus jeune âge. Outre sa soif de lire et son désir d’écrire, elle affectionne la généalogie et le jardinage. Son inspiration, elle la puise dans ses rêves, mais aussi dans les plantes dont elle ne pourrait se passer. Les mots qu’elle partage sont issus de son expérience de la vie, des réflexions tirées de ce que certains qualifient « d’enseignements », d’échanges et de lectures variés.

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