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Mon cellulaire


J’ai un cellulaire depuis mon adolescence, j’ai même déjà eu un Pagette ! Depuis toujours, je suis connectée en permanence. Même mon boulot requiert une connexion (contenu/stratégies numériques) et lorsque j’enseigne avec de la musique, c’est sur mon téléphone que se trouve ma playlist (je ne suis pas dessus à proprement dit, mais il est nécessaire pour chercher mes musiques et les diffuser). Je jase avec mon chum, ma famille et mes amis sur Instagram, FB et par messages textes.

En somme, je suis perpétuellement liée à cet engin qui représente tellement… et si peu en même temps. Je ne suis pas ici pour critiquer la technologie, mais peut-être pour me questionner sur la place qu’elle finit par prendre dans nos vies — dans la mienne en tout cas.

Ma mère prend souvent le transport en commun et a décidé volontairement de ne pas avoir de cellulaire, même si elle doit attendre des bus en faisant son trajet vers le boulot. Elle préfère lire, regarder les choses qui l’entourent. Elle passe d’importantes heures sur son ordi au boulot, nous jase sur Facebook (elle sait même monter des WordPress, elle est queen!), mais un cellulaire, c’est non pour elle.

On en discutait dernièrement et j’aimais entendre son point de vue vraiment extérieur à la situation dans laquelle je suis. Elle trouve définitivement déplorable que le temps des gens soit continuellement déposé, voire dévoré, dans cet appareil renouvelé aux deux ou trois ans. (Ça, c’est d’ailleurs un point important : consommer autant d’appareils pour qu’ils se retrouvent tout bonnement dans l’environnement ensuite. On fait quoi avec ça ?) Alors bon, ce n’est pas que « cet appareil », ce sont des applications hyper cool pour apprendre des langues, faire du yoga, répondre à ses courriels de boulot. C’est communiquer avec son entourage, c’est s’inspirer sur Instagram. Je considère mon téléphone comme hyper MÉGA pratique!

Mais pouvons-nous, sans ce regard dans cet écran, nous inspirer aussi, capter l’essentiel sans devoir le résumer en image, recevoir le moment présent, merci, bonsoir, sans traçabilité ? N’est-ce pas ce que j’enseigne ? N’est-ce pas ce que je fais quand je médite ou que je suis en mode yoga ou Danga with myself ? Ne serait-ce pas le temps de l’appliquer un peu plus dans mon quotidien, et ce, même si j’ai une plateforme comme Studio Bohos qui me demande de partager du contenu inspirant, intelligent, mais surtout authentique et dans laquelle j’ai tant de plaisir à m’impliquer ?

D’ailleurs, lors de mon dernier voyage au Japon, malgré que j’étais à 100 % dans mes découvertes, mes photos et mes vidéos ont pris une partie du temps de mon voyage. Sans que j’en sois folle, c’était là. J’avais tellement envie de partager avec vous ces beaux moments. Je voulais des souvenirs. Et il y avait aussi ces inspirations créatives : je pensais à un cadrage en voyant un building, des gens, une situation de la vie courante, etc. Mon esprit bouillonnait d’idées. Je trouvais difficile de ne pas prendre mon téléphone et de faire : wow ! Ça, c’est tout un truc ! Est-ce devenu inévitable quand on a une tête créative vu la multiplication des outils et la proximité avec la technologie ? Pourquoi devrais-je m’en priver ? Ce serait bête, non ?

Je n’ai évidemment pas la réponse en vous écrivant ce billet, mais je me questionne. Ma connexion à l’univers yogique et à la création de contenu numérique à la fois m’amène à vouloir me tempérer, sans tout couper.

Je suis une adepte de la tempérance dans ce genre de cas. Mais cette tempérance, comment s’applique-t-elle concrètement ?

J’ai vraiment envie de vous lire là-dessus : expériences, réflexions — vous êtes les bienvenues !

À propos de moi

Julie se passionne pour le mieux-être et l’art de vivre. Professeure de Yoga et de Danga, elle craque pour l’humain et ses riches interactions. Créatrice d’ambiances et artiste dans l’âme, elle aime offrir des atmosphères et des concepts lors de ses ateliers : d’ART DE VIVRE, de DANGA et dans ses classes de yoga. Parallèlement à l’enseignement, elle met à profit dix années d’expérience dans le domaine des communications en offrant une alternative mieux-être avec sa plateforme Bohos et ses collaborations en tant que rédactrice. Au quotidien, Julie aime goûter aux petits bonheurs de la vie et prendre soin de ceux qu’elle aime. ♡

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