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Le minimalisme : avoir moins, voir plus.


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Alors que je cuisinais chez mon copain, un soir de semaine, je me rendais compte qu’il y avait très peu dans le frigo. Littéralement, j’en voyais le fond, même si la lumière était brisée. Il restait des carottes, de la Sriracha, de la coriandre et du parmesan. Mon frigo : tout le contraire. Il déborde, je ne m’en plains pas, mais parfois, j’ai de la difficulté à voir le fond. Et, ironiquement, à savoir quoi préparer à manger. Alors que je cuisinais avec peu, je me rendais compte qu’il était plus facile de faire le souper. Je voyais ce qu’il y avait et chaque aliment que j’utilisais avait plus d’importance. Je devenais plus créative.

C’est un peu ce que je ressens avec mes vêtements. Je ne vois pas et n’apprécie pas ce que j’ai. Je rêvais, depuis quelque temps, de faire le ménage de ma garde-robe, de revenir à l’essentiel. Et je ne suis pas une acheteuse compulsive. Je consomme de temps en temps de nouveaux vêtements, et ce, souvent de seconde main. C’est que je garde mes vêtements longtemps. Et je me fais souvent la réflexion : tout d’un coup que… Mais là, il y a une bulle qui m’est passée par le cerveau et il reste beaucoup moins. Mes tiroirs ferment enfin aisément. Et, je veux dire, il n’y a que sept jours dans une semaine, impossible de tout mettre de toute façon ! 😉

Haymespaint

Ayant ma propre entreprise, je me surprends parfois à avoir peur de tout

ce que je possède. Je ne le dis pas de façon hautaine. Simplement, mon travail et mon entreprise requièrent beaucoup d’outils et de matières. Certes, j’ai commencé minimaliste et j’ai grandi. Quand j’y pense, j’ai des choses partout : chez ma mère, chez mon père, dans mon premier atelier, dans mon atelier actuel et dans mon appartement. C’est énorme avoir autant de choses à 26 ans. J’ai plusieurs trucs en double. J’ai plusieurs maisons, et j’ai toujours eu peur de manquer ou d’oublier quelque chose, alors je me ramassais à acheter en double pour avoir tous mes essentiels dans chaque port. Ouf !

Et puis, quand vient un moment de création, je pense souvent à acheter de nouvelles matières avant d’utiliser celles que j’ai déjà. Après, je vois les millions de retailles que nous possédons et je me dis bien qu’il faudrait inventer de nouveaux produits avec ça, d’abord !

Etsy

J’ai regardé le documentaire sur le minimalisme. L’avez-vous vu ? J’ai pu faire un lien direct avec les mouvements slow. Prendre le temps de choisir. Le minimalisme, c’est ça, mon interprétation en tout cas. C’est le mouvement slow des choix ! Faire le choix de ce qui nous entoure.

Parce que quand on a moins, on voit mieux.

Si ça vous intéresse :
The Minimalists

The Life-Changing Magic of Tidying Up

30-Day Minimalism Challenge

Référence de l’image à la une

À propos de moi

Marie-Anne aime les espaces vides, les photos Instagram et le café. Elle aime s’éparpiller, dessiner et faire naître de nouvelles idées. Son atelier est le repère de sa créativité. Elle est designer d’accessoires en cuir tanné végétal essentiels à la vie quotidienne. Elle a commencé comme aide-designer chez Betina Lou, une ligne de prêt-à-porter féminin située à Montréal. Elle a, par la suite, vécu quatre mois à New York, a travaillé pour la compagnie Rhié et est tombée en amour avec Williamsburg. À son retour, elle a lancé une ligne d’accessoires en cuir tanné végétal pour combiner son amour de la création et de la mode écoresponsable.

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