Par 

Instagram féministe


Quand on défend une cause, même de manière intrinsèque, on se rend rapidement compte que ce n’est pas tout le monde qui est d’accord avec nous. J’imagine que plusieurs d’entre vous ont déjà ressenti du découragement ou de la lassitude face aux nouvelles rapportées dans les médias. Personnellement, je me sens souvent comme un Jedi (en toute modestie) à la recherche de lumière au milieu de l’obscurité. C’est pourquoi je me tourne vers Instagram pour rester inspirée et confiante. En effet, mon compte Instagram est mon safe space où juste les comptes aux propos positifs ont la chance de recevoir mes glorieux likes. C’est donc pour continuer à s’inspirer les unes (et les uns) et les autres (parce qu’à plusieurs, on est plus fort) que je vous présente aujourd’hui sept comptes Instagram partageant des idéaux féministes que je chéris au quotidien.

@feministabulous

Beaucoup de gens connaissent déjà Liz Plank, surtout depuis son passage à Tout le monde en parle, en 2015. Cette Montréalaise d’origine, maintenant basée à New York, est une vraie inspiration pour moi. J’aurais même envie de dire que je voudrais être elle quand je serai grande, mais comme nous avons exactement le même âge, ça ne marche pas. Liz est à la tête de plusieurs productions télé féministes comme productrice, journaliste et animatrice. Son dernier projet, Divided States of Women, explore des aspects plus controversés de la vie des femmes aux États-Unis. Sa page Instagram partage surtout des extraits de ses chroniques et attaque la politique américaine qui est aussi un de ses sujets de prédilection. Feministabulous (tellement mon nouvel adjectif préféré) fait aussi beaucoup de stories hilarantes montrant les dessous de son travail et, parfois, sa passion pour Céline Dion. J’aimerais ça l’avoir comme amie.

@her.period

Plusieurs comptes Instagram partagent de l’art féministe, mais celui-là est mon préféré puisqu’il est aussi celui d’un organisme au Texas qui distribue des produits d’hygiène féminine aux sans-abri et à tout autre genre de personnes dans le besoin. Her Period se concentre sur l’art qui rend positives les menstruations et qui met en valeur la beauté du sexe de genre féminin. Le résultat de tout cela est : beaucoup de rouge, des vulves et des fleurs. Personnellement, j’adore ça ! Ce compte est une bonne manière de découvrir plein d’artistes féministes inspirantes et inspirants et de partager le pussy positive. Célébrons notre anatomie sexuelle ! Elle a été célébrée dans des communautés autochtones pendant si longtemps. Les hommes ont rarement eu de problème à exhiber leur sexe et, sans forcément souhaiter que tout le monde se mette tout nu, on pourrait déjà arrêter d’en avoir honte, ça serait bien.

@menstrugram

*Cœur sensible s’abstenir*

OK, certaines personnes ont peur du sang, c’est correct. Mais ce que je trouve encore plus correct, c’est qu’on célèbre le cycle menstruel et qu’on détabouise ce sang, le seul qui coule sans violence (comme disait Aranya Johar, d’ailleurs allez suivre son compte à elle aussi !). Alors, Menstrugram, c’est quoi ? Eh bien oui, c’est une magnifique galerie de photos de sang menstruel, tout simplement. Le compte est basé à Berlin, mais des femmes du monde entier peuvent envoyer leur photo de sang (le plus souvent lié à une vidange de Diva Cup) et participer au mouvement. On a de tout : de petites et de grandes éclaboussures, de petits et de gros caillots de sang… Un filtre saturant l’image est appliqué sur chaque photo, unifiant tout cela et la rendant surréaliste. Non, ce n’est pas dégueu, c’est la beauté de la vie, la beauté de chaque personne expérimentant les menstruations.

@lesfoliespassagères

De Québec, Maude Bergeron est une des artistes féministes que j’aime le plus. Vous l’avez peut-être croisée sur Facebook où elle partage ses créations aussi régulièrement. Ses illustrations sont parfois troublantes, souvent touchantes, et démontrent avec douceur la réalité parfois dure de personnes s’associant au genre féminin ou vivant avec des réalités qui y sont liées. D’ailleurs, elle est LA reine de l’inclusion. Dans chacun de ses billets, elle fait vraiment un effort (qui semble tout naturel) pour représenter des humains ayant toutes sortes d’identités sexuelles, d’origines culturelles et de diversités corporelles. Elle représente souvent des gens ayant des troubles de santé physique ou mentale, ainsi que des handicaps. C’est vraiment sa mission d’intégrer et de nommer dans ses commentaires toutes les personnes en situation d’exclusion. Cela peut sembler fastidieux pour des gens qui ne sont pas habitués à ce genre de réalité, mais pour Maude Bergeron, c’est plus que naturel et évident. Elle démontre qu’il est nécessaire de diversifier le mouvement féministe et la société en général.

@maipoils

Un groupe qui gagne en popularité au Québec depuis le lancement de leur campagne de financement l’an dernier, Maipoils existe pour que les femmes (et les hommes) se posent des questions sur la place de la pilosité dans leur vie. Pourquoi la population réagit-elle (et parfois violemment) face à une femme qui assume ses poils ? Pourquoi est-on mal à l’aise devant une femme aux aisselles poilues ? Pourquoi sommes-nous conditionnées à vouloir que nos jambes soient « douces », donc dépourvues de tous poils ? Et qui nous a mis dans la tête qu’une femme qui ne se rase pas est une femme qui ne fait pas attention à elle ? Qui est sale ? Le groupe Maipoils pose toutes ses questions et organise aussi le mois de la pilosité où femmes et hommes sont invités à cesser d’entretenir leur pilosité corporelle pour admirer leur corps au naturel. Pour certaines, peut-être que de l’essayer sera l’adopter, pour d’autres, peut-être moins. L’important, c’est que le tabou entourant le poil au féminin n’existe plus et que les humains puissent faire ce qu’ils veulent (le garder ou l’enlever) sans se sentir jugés d’un côté ou de l’autre.

@manrepeller

« Repulse Homme », c’est le nom que Leandra Medine Cohen a donné à sa compagnie/sa marque qui est aussi un blogue de mode où les femmes peuvent faire ce qu’elles veulent et porter ce qu’elles veulent sans se soucier du regard des autres. On célèbre l’intelligence, l’audace, la diversité et, surtout, les vêtements. Sur le compte Instagram de Man Repeller, on s’assume, on rit et on célèbre les accessoires mode colorés (il n’y a jamais trop de bracelets sur un bras). Même moi, qui n’ai jamais été vraiment intéressée par le magasinage, je rêve d’avoir les garde-robes de chacune des rédactrices. Comme dirait Carrie Bradshaw : « I like my money where I can see it, hanging in my closet » (moi, je préfère voir mon argent s’envoler à coups de billets d’avion, mais c’est une autre histoire).

@words_of_women

Quoi de mieux qu’une série de citations pour rester inspirée ? Le petit pep talk final de la part de grandes dames. C’est un compte anglophone dont les citations ne sont que dans la langue de Shakespear (Olivia Shakespear, bien sûr, auteure anglaise de la fin du XIXe siècle). Elles sont, par contre, très diversifiées, passant de Dita Von Teese à Tracee Ellis Ross, en passant par Jane Goodall et Virginia Woolf, bien sûr.

En espérant que cela vous inspire, à votre tour, à partager sur toutes les plateformes vos pensées, œuvres et idées féministes ou, tout simplement, vos belles idées qui nous permettent de continuer de voir le bon côté des choses (et de rêver à l’équilibre de la Force dans la galaxie).

Sade Adu 

À propos de moi

Après avoir étudié dans plusieurs domaines artistiques, Jaëlle étudie maintenant la vie. Passionnée et connectée à la joie, elle souhaite pouvoir inspirer les autres à trouver de la lumière dans leur quotidien.

VOUS POURRIEZ ÉGALEMENT AIMER

Diane Von Furstenberg: appelez-moi Diane
06-13-2013
Oprah, cette grande dame
04-10-2013

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera jamais partagé. Les champs exigés sont marqués.