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Entre « savoir-être » et « savoir-faire », trouvez l’équilibre


Certaines d’entre nous sont des « workaholics », confirmées… ou pas ! Quand le travail occupe chaque heure de votre journée, chacune de vos pensées, n’est-ce pas un peu trop ? Ne vous sentez-vous pas un peu perdue ?

Attention : n’y voyez aucun jugement. La passion anime plusieurs d’entre vous, vous poussant à dépasser vos limites, à ne pas compter les heures que vous passez à travailler. Chapeau ! C’est tout à votre honneur.

C’est aux autres que ce billet s’adresse principalement, à celles qui se sont oubliées au travail, qui n’existent que par lui, par la gratification et le sentiment d’accomplissement qu’elles en retirent. Et y a aussi les perfectionnistes, celles pour qui assez, ce n’est jamais assez. Pourtant, arrive un jour où la maladie vous rattrape, ralentissant ainsi votre productivité quand elle ne l’arrête pas complètement, où vos objectifs ne sont pas atteints au terme prescrit, où votre poste est aboli. Qu’advient-il alors de votre estime personnelle ? Laissez-moi vous dire qu’elle en prend pour son rhume… Pourquoi ? Parce que le travail est, peut-être sans que vous en ayez eu conscience, devenu votre essence, ce qui vous caractérise. Mais détrompez-vous, vous ÊTES plus que ça ! J’aurais pu dire que vous « valez » plus que ça, mais le principe de productivité et de rentabilité aurait alors fait pop dans votre esprit. Vous me suivez ?

Quelles sont celles qui arrivent à ne pas surcharger leur agenda ? J’évoquais le phénomène dans un précédent billet : Être occupée, mal nécessaire ou maladie ? Pour certaines, un agenda bien rempli est signe de réussite professionnelle. On vous veut sur tous les projets. Puis, vient un jour où vous avez une heure de libre : un malheur pour certaines… une bénédiction pour d’autres ! Les premières vivront d’abord l’incertitude et le doute. Elles remettront leurs compétences en question, chercheront à voir où elles ont failli, plutôt que de simplement accepter ce cadeau. Leur réflexe : s’occuper et ainsi s’assurer de garder le rythme. Le pire est quand cet automatisme se répète le soir et le week-end, quand l’agenda personnel ou familial déborde, n’offrant que peu ou pas de répit. Les deuxièmes, faut-il le préciser, ont appris à apprécier ces moments. Elles ne voient pas, ou plus, l’obligation de se tenir occupées. Elles ont une vie en dehors du travail et elles profitent de chaque instant pour se ressourcer, évoluer et vivre leurs passions.

Un agenda bien rempli cache aussi parfois une problématique qu’on souhaite éviter, comme la solitude. Encore aujourd’hui, plusieurs éprouvent de la difficulté à prendre du temps pour elles, à se retrouver seules avec leurs pensées. À celles qui se reconnaîtront, je dis ceci : fuir ne vous avancera à rien. Vous vous en doutiez ? C’est toutefois en prenant ces moments, l’un après l’autre, que vous parviendrez à vous apprivoiser, à faire de vous votre meilleure amie. Cela vaut le coup d’essayer !

Sachez aussi qu’au-delà de votre impressionnante capacité de gestion et de votre incroyable productivité, c’est vous, votre personne, qui est appréciée. Si votre travail vous définit entièrement, qu’aurez-vous à offrir ? On aura rapidement fait le tour de la question, ne pensez-vous pas ? Les gens, qu’il s’agisse de votre employeur, de vos collègues ou de vos amis, n’achètent pas ce que vous faites, mais ce que vous êtes. C’est votre personnalité qui vous distingue. Ainsi, lorsqu’une case se libère à votre agenda, plutôt que de la noircir par X rendez-vous ou tâche à réaliser, prenez ce moment pour découvrir quelles sont vos forces, vos passions, les qualités humaines qui vous caractérisent, mais aussi votre expertise et l’étendue de vos connaissances et de vos compétences. Des sites comme StrengthsFinder peuvent vous y aider. Souvenez-vous aussi, lorsque vous étiez petite, des rêves que vous faisiez. Les avez-vous réalisés ? Ont-ils changé ? Qu’en est-il de vos valeurs et de vos intérêts ? Même si vous pensez que vos expériences de vie ne comptent pas, sachez que les leçons que vous en avez tirées s’appliquent sans doute plus souvent que vous le croyez dans la résolution de problèmes tant professionnels que personnels !

Alors, misez sur le « savoir-être », pas seulement sur le « savoir-faire ». Trouvez votre équilibre entre les deux ! Après tout, vous passez chaque seconde de votre vie avec vous-même. La moindre des choses serait donc de vous connaître, n’est-ce pas ? Et vous verrez, rapidement, en découvrant la personne merveilleuse et unique que vous êtes, vous ne ressentirez plus autant ce besoin de vous identifier à votre travail, pour ne pas dire de vous y assimiler. Que vous soyez une machine au boulot est une chose, mais sachez que vous êtes bien davantage.

À propos de moi

Caroline Barré est romancière, journaliste indépendante, réviseure, traductrice et photographe. Les Éditions Québec-Livres reprennent aujourd’hui son premier roman Assassine et sa série L’héritière de Salem, dont le 5e Tome, Les Mémoires d’Abigail, paraîtra à l’automne 2016. La conclusion de cette saga s’écrit à l’heure actuelle avec le 6e Tome : Doriane. Caroline rêvait d’écrire depuis son plus jeune âge. Outre sa soif de lire et son désir d’écrire, elle affectionne la généalogie et le jardinage. Son inspiration, elle la puise dans ses rêves, mais aussi dans les plantes dont elle ne pourrait se passer. Les mots qu’elle partage sont issus de son expérience de la vie, des réflexions tirées de ce que certains qualifient « d’enseignements », d’échanges et de lectures variés.

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