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En direct du club des femmes


Aujourd’hui, j’ai le goût de vous jaser des femmes, mais plus précisément du rapport que j’entretiens avec elles. Plus les années filent, plus je réalise à quel point elles sont fascinantes ! Bien entendu, celles qui font partie de ma vie, ça fait belle lurette que je les trouve exemplaires, chacune à sa façon, dans leurs travers et leurs imperfections. Je pense que ce qui les rend si irrésistibles, c’est la façon qu’elles ont d’assumer pleinement ce qu’elles sont. D’ailleurs, j’ai toujours sélectionné méticuleusement mon entourage en fonction de ça : l’authenticité et la transparence. Chacun bâtit son réseau social comme il l’entend. Moi, je carbure au coup de coeur. Par conséquent, j’ai des amis assez hétéroclites et éparpillés aux quatre coins du pays. J’ai toujours été une espèce d’électron libre.

En vieillissant, je constate qu’il y a bel et bien une notion de compétition entre femmes qui existe, que ce soit dans notre milieu de travail ou dans nos cercles sociaux. C’est pourquoi je pense que lorsque l’on se rassemble pour dénoncer les inégalités et la discrimination faite aux femmes (encore aujourd’hui, en 2017), nous ne devons pas passer sous silence cet aspect important : le rapport que les femmes entretiennent à l’égard des autres femmes. Oh non ! Nous ne sommes pas blanches comme neige. Nous pouvons parfois contribuer à dénigrer ou à juger certaines femmes pour x raisons.

 C’est tout de même une problématique sur laquelle nous devons nous pencher mesdames !

Bien entendu, nous aimons nous dire inclusives et dans l’esprit de non-jugement…

Le sommes-nous vraiment ?

Posez-vous la question plus sérieusement… et prenez le temps d’observer vos réflexions face aux autres femmes, que ce soit les femmes que vous croisez dans le métro ou une collègue qui fait partie de votre quotidien. La comparaison, la jalousie et l’envie ne sont pas des moteurs d’actions qui devraient alimenter nos réflexions, cela ne mène nulle part.

C’est une vision qui n’a absolument rien de constructif.

D’ailleurs, à cet effet, j’ai débuté la lecture d’un excellent livre de développement personnel que je recommande chaudement à tous : Tout se joue avant 8 heures ou, en version anglaise originale, The Miracle Morning de Hal Elrod. Cet excellent ouvrage porte sur l’impact de nos pensées et sur le déroulement de notre vie. Cela part du principe que nous attirons ce que nous créons. Une personne ayant un discours interne et externe positif aura tendance à réussir et à atteindre davantage ses objectifs pour avoir la vie dont elle rêve.

Bref, je crois que ce n’est pas fou et que nous devrions nous y pencher dès maintenant !

J’aime dire à la blague que ces femmes contribuant à cet esprit de comparaison malsain sont des chats-vipères ! Il faut s’éloigner de ce genre de femmes. Elles sont douces en apparence, mais dès que tu tournes le dos, elles crachent un petit venin (d’où le chat-vipère).

Alors, comment enrayer ce phénomène ?

En s’y attardant et en l’observant : la sensibilisation est le premier pas vers la guérison !

J’ai toujours eu une peur bleue des chats-vipères. J’ai grandi en me répétant que j’allais être TRÈS sélective dans le choix de mon entourage, car il n’était pas question qu’une bestiole de la sorte fasse partie de mes amies.

Ceci dit, je constate aujourd’hui que je n’étais pas la seule à vivre avec cette crainte de l’amitié femme-femme. Ironiquement, aujourd’hui, j’ai la chance de m’impliquer auprès de plusieurs entrepreneures féminines pour qui j’ai un immense respect et une confiance absolue. Je n’ai jamais senti une once de mépris ou de comparaison malsaine. Donc oui, il y a de l’espoir, mesdames !

Si vous me demandez : est-ce que dans quelques années, à force d’échanger et de collaborer, la chat-vipère pourrait être en voie d’extinction ? Je vous répondrai : oui, définitivement. Moi, j’y crois !

En parlant d’espoir, de coups de cœur et de femmes inspirantes, j’en ai plusieurs à vous présenter. Aujourd’hui, je vais me concentrer sur mes trois récents coups de cœur !

Le 22 juillet dernier, j’ai assisté à un bel événement organisé par le club social féminin l’Espace L. Il s’agissait de la deuxième édition des rencontres L (et loin d’être la dernière). La thématique de celle-ci était : Le masculin au féminin. Aujourd’hui, en 2017, malgré notre société moderne et cultivée, il existe encore des inégalités face aux femmes dans certains milieux de travail. C’est ahurissant et on ne peut pas fermer les yeux sur ça. C’était de toute beauté de voir ce rassemblement de femmes solidaires et unies !

J’ai eu la chance d’entendre le témoignage de trois femmes qui ont su faire leur place dans des milieux de travail majoritairement masculins.

Wow ! Quel boost d’inspiration !

Tout d’abord, laissez-moi vous parler de Stéphanie A-Lebon. Elle a un parcours des plus chargés dans le domaine de la publicité. Celle-ci nous expliquait l’importance de s’affirmer et de ne pas avoir peur de relever les comportements parfois infantilisants de nos supérieurs, car qui ne dit mot consent !

Elle a fait une présentation très punchée, y ajoutant sa touche d’humour pour dédramatiser plusieurs situations que nous pouvons observer dans nos milieux respectifs. Stéphanie a souligné que les femmes étaient souvent trop humbles, qu’il leur semblait difficile de reconnaître leurs victoires et d’en prendre le crédit. L’audience souriait et semblait complètement en accord avec elle. Un vrai coup de cœur immédiat pour son énergie, son authenticité et son humour ! Il est fort à parier que ce ne sera pas sa dernière collaboration avec l’Espace L !

Je tiens également à souligner la présentation de Agnès Gaudreau, la cofondatrice de Jeanne & Filles, un collectif de femmes liées à l’industrie du véhicule motorisé. Une idée de génie partant d’une expérience personnelle et d’un réel besoin : l’éducation, l’information et l’inclusion des femmes dans le domaine de la mécanique. Agnès a fait mention des réparations qui sont à des prix ridiculement élevés et injustifiés. Certains garages auront tendance à augmenter les tarifs lorsqu’une femme se présente avec sa voiture. Effectivement, nous serions des proies plus facilement exploitables puisque nos connaissances de base en mécanique sont souvent moins bonnes que celles des hommes. Il est plutôt rare que nous ayons le réflexe de connaître les réels tarifs de la réparation dont nous avons besoin sur notre voiture. Pourtant, nous devrions nous informer davantage, car les prix varient énormément d’un garage à un autre. Un regard rafraîchissant sur un fléau bien réel : le manque d’inclusion des femmes dans ce secteur qui, autrefois, était strictement réservé et pensé pour les hommes. Une riche dose d’inspiration ! Merci à Agnès pour le rôle de pionnière qu’elle entreprend. Cette initiative, j’en suis certaine, saura nous faire économiser bien des dépenses inutiles !

Un autre secteur dans lequel il reste bien du chemin à faire en termes d’égalité des sexes : les jeux vidéos. Pourtant, cela n’a pas arrêté Elodie Rezo, qui s’implique corps et âme dans le développement de partenariats et dans la formation, chez Isart Digital , des futurs travailleurs dans le domaine digital. La question qui la hante est : comment rendre le milieu attirant pour les femmes ? Selon elle, une partie de la solution réside dans l’éducation. Lorsqu’elle enseigne, elle essaye toujours de sensibiliser ses classes (majoritairement composées de gars). Elle désire créer une génération de programmeurs et de créateurs qui seront inclusifs et respectueux face aux femmes qui désirent intégrer leur milieu. Encore aujourd’hui, il n’est pas rare de sentir les hommes réticents lorsqu’une femme prend TROP de place avec ses idées en réunion. On dit d’une fille qui défend ses idées que ça finit par être dérangeant et qu’elle devrait se calmer ou apprendre à se taire parfois. Alors que l’on dit d’un gars, qui a le même comportement, qu’il a du cran d’assumer son point de vue… Tout est relatif ! C’est pourquoi une partie de la solution passe par l’éducation. Ça, Elodie l’a compris et elle s’évertue à contribuer au développement de cette mentalité en sensibilisant ses élèves. En plus de se donner cette louable mission, Elodie est la fondatrice de Dress Me Up MTL (lien FB + site internet), une plateforme favorisant l’échange de vêtements à Montréal (ça vaut la peine d’aller y jeter un petit coup d’œil !).

Elodie, un énorme merci pour ta vision tournée vers l’inclusion et l’échange. C’est avec des gens comme toi que les plus grands changements s’opèrent !

Après cet avant-midi, je poursuis mon cheminement et j’essaye de porter une attention particulière face à mes comportements. Je pense sincèrement que chacune, à sa façon, peut contribuer au changement de mentalité, en commençant par nous-mêmes être plus inclusives, cesser le jugement les unes face aux autres et nous mobiliser pour nous serrer les coudes ! Ça sonne peut-être un brin idéaliste, mais c’est avec des gestes concrets de notre quotidien que nous contribuons à changer les mentalités.

D’ailleurs, restez à l’affût, car le club social féminin l’Espace L MTL a trouvé pignon sur rue dans le charmant quartier le Mile-End. L’ouverture officielle est prévue vers la fin septembre et croyez-moi, vous ne voulez pas manquer ça ! La nouvelle adresse à retenir pour poursuivre vos réflexions et créer de nouvelles collaborations : 5333, rue Saint-Laurent.

N’hésitez pas à m’écrire si vous avez des questions ou commentaires !

C’est toujours un plaisir de vous lire ! 🙂 xx


Crédit photo

Alex Lagueste — Créatrice d’image de marque + Photographe

www.facebook.com/alexlaguestephotographie/

À propos de moi

Sans contredit, il vous suffit d’une soirée avec Mme C. Germain pour comprendre son essence : un heureux mélange de la familiarité de la région et du rythme effréné de la ville. Intervenante psychosociale depuis 2013, elle a mis à profit ses connaissances avec la Fondation Jeunes en Tête en travaillant comme conférencière pour sensibiliser les jeunes à la dépression. Elle s’implique actuellement auprès des entreprises en démarrage en y faisant des groupes focus, en plus de travailler comme chargée de comptes pour l’entreprise Succès Scolaire. C’est à travers son lexique qui vous rappelle autant votre grand-mère du bord du fleuve que votre professeur d’université que l’on a le goût de plonger dans son univers qui pose un regard franc et honnête sur des thématiques comme : notre société, la place de la femme au sein de celle-ci, l’entrepreneuriat et l’importance du dépassement de soi.

1 Comments

France
Reply 19 août 2017

Un bel événement inspirant qui se tenait au Loft Créatif!

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