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C’est ben correct d’avoir peur


Avoir peur, la maudite peur, celle qui paralyse, qui empêche d’avancer. Celle qui est aussi invisible, qui n’existe pas, dans le fond, mais qui est pourtant bien réelle.

On dirait que j’ai souvent parlé de la peur dans mes textes puisque, chez moi, elle est omniprésente. Des fois, j’ai l’impression que j’ai peur de tout. Dans les dernières années, j’ai souvent réfléchi à comment la surmonter, comment y faire face, comment m’en servir comme carburant, etc. Toutes ces questions sont valables et importantes, mais aujourd’hui, j’ai plutôt envie de dire : c’est ben correct d’avoir peur.

La peur, c’est un message : quelque chose ne va pas. Y aurait-il un danger ? Un vrai danger ? S’il n’y a pas de vrai danger, qu’est-ce qui nous amène à ressentir toute cette peur, d’où vient cette angoisse ? Des fois, on ne peut pas ou on n’est pas prête à réfléchir à tout cela. On est dans la peur et la seule manière de la calmer… c’est de l’accepter.

Devant n’importe quel problème, je fais face en suivant l’une de ces trois techniques : j’améliore la situation en cause, je la quitte, ou bien, je l’accepte. C’est ce que j’ai décidé de faire avec la peur : l’accepter.

Ce qui est étrange, c’est que c’est moins compliqué que je pensais. En effet, en attendant de pouvoir se débarrasser de la peur, l’accepter est un beau geste d’amour envers soi-même. « Accepter » est aussi puissant qu’« améliorer » puisqu’on respecte et qu’on reconnaît nos limites du moment. Cela amenuise automatiquement l’angoisse. Me battre contre la peur sans être capable de m’en départir me ramenait, jour après jour, à cet échec et, donc, cela m’empêchait d’avancer. Avancer en reconnaissant qu’on ressent de la peur et sans se forcer à faire quelque chose, c’est peut-être ça, dans le fond, l’utiliser comme carburant.

Et j’ai décidé d’appliquer cette technique à la tristesse que je peux ressentir souvent, due à mon tempérament hypersensible (comme n’importe quelle émotion, d’ailleurs, mais la tristesse, c’est pas agréable). Accepter et me dire « c’est correct d’être triste », cela me permettait plus rapidement de passer à autre chose. Quelle révélation !

Bien sûr, tout cela n’est pas toujours évident. Et ce n’est pas parce que je partage avec vous mes réflexions à ce sujet que je suis rendue une pro. Je crois que l’idéal est encore de confronter nos peurs et de nous en libérer. Cependant, en attendant d’être invincibles, pourquoi ne pas nous en servir ?

Il y a quelque mois, dans une vidéo présentée à Mc Gilles, j’ai entendu Micheline Lanctôt confier qu’elle avait carrément peur de tout et que, pour elle, c’était une bénédiction puisque c’était grâce à cela qu’elle puisait sa force créatrice.J’ai trouvé ça fascinant que cela sorte de la bouche de cette grande dame qui a l’air tellement forte. Surtout que pour moi, c’est simple, la plupart de mes peurs me ramènent à la peur de mourir. Alors, parfait, j’accepte cette peur et je vais consacrer dorénavant toutes mes journées à mes objectifs idéaux quotidiens, que ce soit devenir une meilleure personne, me reposer ou écrire un roman. C’est s’écouter, non ? Et puisqu’on ne vit qu’une seule fois dans le corps qu’on habite présentement… YOLO, la gang !

À propos de moi

Après avoir étudié dans plusieurs domaines artistiques, Jaëlle étudie maintenant la vie. Passionnée et connectée à la joie, elle souhaite pouvoir inspirer les autres à trouver de la lumière dans leur quotidien.

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Je pense donc je doute
06-23-2018

1 Comments

Micheline
Reply 12 septembre 2018

Très inspirant... je te reconnais bien là ma forte-fragile Jaëlle...
Bonne route...
Je t'aime... mixx

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