Par 

Ode à la femme


Ces dernières semaines, la femme, son statut et le mouvement féministe, ont été au centre de plusieurs discussions. Discussions souvent enflammées. C’est un des sujets chauds de l’heure. En préparation pour mes divers billets avec Bohos, j’avais en tête, depuis plusieurs mois, de préparer, en mars, un article sur la femme afin de souligner la « Journée Internationale de la Femme » et mon trente-et-unième anniversaire. Comprenez-vous à quel point mon billet sans prétention, sans visée politique et sur un ton humoristique prend un tournant totalement différent aujourd’hui alors que je m’apprête à l’écrire. Je me suis même questionnée à savoir si j’allais changer de sujet.

Parce que, moi, la non spécialiste en études féministes, je n’ai pas nécessairement envie d’étaler mon point de vue sur la place publique, je n’ai pas envie qu’on me perçoive comme “non engagée” (car je le suis, oh que oui!) et je ne tiens pas à ajouter mon grain de sel dans ce débat médiatique. Malgré tout, le sujet me touche et m’interpelle. Comment pourrait-il en être autrement?

Cela vient menacer un des fondements de ma personne : mon statut de femme. Alors, j’écrirai ce billet comme prévu. Son sens sera possiblement perçu autrement. Tant mieux! Je le fais sans aucune prétention mais avec beaucoup d’amour et de respect.

femme authentique

Je le crie haut et fort : J’ai toujours eu un faible pour les femmes. Comme l’a si bien dit la magnifique Gloria dans Modern Family : “Sisters before misters!”. Ce sentiment d’appartenance et de solidarité à la gent féminine est présent depuis longtemps. Plus jeune, je veillais à ce que l’honneur de mes amies soit respecté et surtout, pas question de montrer aux garçons que j’étais moins forte qu’eux (vivement le développement physique plus précoce chez les filles qui me donnait un avantage concurrentiel de taille quant à ma grandeur et à ma force!).

Aujourd’hui encore, j’ai un attachement plus naturel envers les femmes. Chez les chanteurs, j’ai une préférence marquée pour les voix féminines. Chez les gens d’affaires, j’estime un peu plus les femmes entrepreneurs ou encore à la tête de postes de direction.

Ce doit être en partie parce que je me projette dans ces personnes. J’ai aussi une facilité plus marquée à m’ouvrir aux femmes. J’ai l’impression qu’on parle le même langage. Qu’on fait face à des contextes semblables et que, souvent, nous les approchons de la même façon. D’un point de vue physique, le fait de ne pas avoir d’attirance envers les personnes de même sexe me permet d’être plus authentique. C’est peut-être triste de toujours avoir ce sentiment en 2016 mais c’est un fait! Il n’y a pas de “game” qui se joue et il n’y a pas de sous-entendus. Je suis telle que je suis. Je parle d’égale à égale. J’ai autant de valeur et de sérieux que mon interlocuteur. Même avec mes seins!

Be fearless

Notre histoire me rappelle aussi que je dois beaucoup à toutes celles qui se sont battues pour nos droits et pour faire reconnaitre notre valeur en tant qu’être humain. Celles (et ceux, il ne faut pas les oublier) qui ont travaillé et celles qui travaillent encore aujourd’hui à démontrer que nous somme l’égale de l’homme dans les différentes sphères de la vie. Comme autant de groupes revendiquant leurs identités et leurs droits, je me sens, à 30 ans, plus que jamais connectée à mon statut de femme et à mes comparses.


En parlant de mes 30 ans. D’ici quelques semaines, je passerai le cap de la trentaine. 31 ans! Hey oui, je suis définitivement une adulte. Est-ce que ce passage est difficile? Pas vraiment, non. Un peu effrayant puisque je ne retournerai jamais en arrière et je suis de plus en plus consciente du temps qui passe.

Une chose est sûre cependant, je suis certaine que mes meilleures années sont à venir. Je vois la trentaine d’un bon oeil. Je suis loin de la “Bridget Jones légèrement intoxiquée qui chante à tue tête All by my Self de Céline Dion en pyjama en mangeant, à la cuillère, à même le pot de crème glacée ”. En passant, j’adore Bridget Jones!!! Et j’ai passé les toutes premières minutes de mon trentième anniversaire à écouter, en robe de chambre, un épisode de Grey’s Anatomy et à pleurer à chaudes larmes en me projetant dans les déboires existentiels de Richard Weber! Comme quoi on n’est pas à l’abri de ces crises.

De façon objective, aujourd’hui, je suis confiante et en paix avec le fait de vieillir. La sagesse qui vient avec l’âge me réconforte. C’est peut-être parce que j’ai tellement de merveilleux exemples autour de moi. Je pense à toutes ces Marie-Eve, ex-collègues et maintenant amies, qui sont passionnées par leur travail et qui sont tellement “chill”, à ces nombreuses nouvelles ou prochainement mamans qui accueillent leur nouveau statut le coeur léger et les bras ouverts, à toutes ses J. qui se lancent tête première dans de nouveaux défis professionnels et personnels, à mes meilleures Steph qui par leur douceur transmettent tout leur amour et leur loyauté et à ces femmes incroyables qui approchent la quarantaine et qui sont plus en beauté et éveillées que jamais.

Toutes ces proches, plus magnifiques les unes que les autres, me prouvent chaque jour que le temps qui passe nous rapproche de la femme qu’on désire réellement être.

citation

Pour moi, avoir 31 ans sonne avec moins de “drama”, plus de stabilité. Moins de “ce que je dois”, plus de “ce que je veux”. Moins de folles soirées, plus de rendez-vous chéris (et mon foie s’en réjouit!). Moins de rêves fous, plus de concrétisation. Moins de vatta, plus d’enracinement. Moins de futilité, plus de relations authentiques. Le tout avec autant sinon plus de plaisir. Et ça sonne bien à mes oreilles. En plus, j’ai l’honneur de le vivre en tant que femme. Ok! Peut-être que j’en mets trop mais vous savez… j’aime la femme avec un grand F!

 

À propos de moi

La danse fait partie intégrante de la vie de Marie-Pier. Initiée très jeune, elle se dirige professionnellement vers l’enseignement de la danse et intègre, suite à sa formation en Danga, la pratique du yoga à sa pédagogie. La technique est primordiale pour elle, mais elle ne doit jamais être travaillée au détriment de la notion de plaisir. La créativité est au cœur de son travail. Elle désire aider les gens à se surpasser et à trouver leur propre façon de bouger. Marie-Pier adore écrire, c’est pourquoi elle collabore à la rédaction de billets pour Bohos.

VOUS POURRIEZ ÉGALEMENT AIMER

The Woman Power: Le pouvoir insoupçonné d’Hanna Che!
09-01-2018
Mon coming out.
02-17-2016
L’illusion des déesses des temps modernes
10-21-2015
Alerte: femme au pouvoir
03-25-2014
Jolie vidéo: Les femmes peuvent changer le monde!
11-22-2013
Leçon de vie: la beauté
07-30-2013
On porte quoi un soir de rancart?
06-12-2013
Une virée au dépanneur…et une réflexion sur mon âge!
03-20-2013

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera jamais partagé. Les champs exigés sont marqués.