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Sofia Sokoloff : dans l’action au coton!


J’ai connu Sofia dans le cadre d’une retraite de yoga et de ressourcement qui avait lieu dans les Cantons-de-l’Est, en mars dernier. Elle y était conviée à titre d’invitée pour donner des ateliers portant sur son expérience dans le monde de l’entrepreneuriat. J’ai tout de suite adoré cette femme : accessible, confiante, qui n’a jamais eu peur de foncer tête première vers l’inconnu !

Sofia a fondé sa compagnie de lingerie sans aucun investisseur extérieur. Elle a débuté seule avec ses idées et sa volonté. Aujourd’hui, dans le domaine de la mode et de la lingerie, son nom résonne et les collaborations artistiques fusent de partout. Son parcours n’a pas été de tout repos, mais elle n’a jamais baissé les bras. J’étais aux anges quand elle a accepté de me recevoir à son nouvel atelier pour une entrevue, et ce, un dimanche après-midi ! J’avais bien hâte de découvrir cet espace, dans le quartier Saint-Michel, sur lequel elle a beaucoup travaillé dans la dernière année.

Merci d’avoir accepté mon invitation malgré ton agenda très chargé ! J’aimerais savoir : comment te sens-tu aujourd’hui, assise ici dans ton nouvel atelier qui était autrefois un vieux garage ?

Je me sens merveilleusement bien, c’est tellement lumineux et créatif comme environnement. C’est certain que je l’ai vraiment fait à mon goût : j’ai acheté un très très vieux garage désuet, délabré, complètement crotté, ha ! ha !, et j’ai tout rénové. Juste dans le choix des couleurs, je voulais quelque chose de blanc, d’épuré, beaucoup de couleurs pastels, et de plantes aussi. Inclure de l’art dans mon environnement était également important. C’est pour ça que j’ai un mur avec mes créations d’artistes montréalais. C’est certain que c’est un environnement qui est très créatif et c’était vraiment le but ! Des fois, on reste tard le soir, alors, l’objectif, c’est de ne pas avoir à regarder l’heure et de juste être tellement bien dans son environnement que tu as le goût de travailler jusqu’à minuit !

J’imagine que ça aide ta créativité ! Est-ce que tu sens une différence depuis que tu as intégré cet espace ?

Définitivement ! La différence est aussi dans l’énergie des gens qui entrent travailler. Mes employés ressentent que la qualité de vie est beaucoup mieux qu’auparavant. On peut travailler la porte de garage ouverte, on a un petit bar/café, ils peuvent aller luncher dehors. C’est vraiment une autre ambiance complètement.

 Comment te sont venus ce désir et cette idée de te lancer en affaire dans le domaine de la lingerie pour femmes ?

C’est drôle parce que je ne pense pas tant que c’était mon gros « dada », la lingerie pour femmes, à la base. J’avais de l’expérience là-dedans. J’ai travaillé chez La Senza pendant un an en développement de produits, et pour d’autres compagnies, entre autres, le Cirque du Soleil, comme couturière en sortant de l’école. J’ai fait un BAC en gestion industrielle et, dans le cadre de ce programme, tous mes projets étaient déjà reliés à Sokoloff Lingerie, dans n’importe quelles disciplines. Avant la fin de mes études, Sokoloff Lingerie était déjà lancée ! J’approchais des magasins avec mes produits, commençant tranquillement à les commercialiser. Je pense que ça s’est fait un peu intuitivement. J’ai toujours su que j’allais me lancer en affaires. Ce n’était pas non plus une pression. Je n’ai pas senti un rush. J’avais besoin de faire un projet de A à Z, c’était plus intéressant pour moi !

Tu as voulu te mettre en action rapidement, dès les premiers travaux que tu as eu à faire. Quel a été ton raisonnement pour vouloir tout de suite tomber dans le concret, alors que tu étais toujours sur les bancs d’école en « apprentissage» ? 

Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui réfléchissent et trop réfléchir, des fois, ça te met des barrières. Moi, ç’a toujours été l’inverse, j’étais toujours dans l’action. Je n’étais pas une très bonne étudiante, dans le sens où je n’aimais pas ça remettre un devoir écrit. Moi, pour comprendre, il fallait je le fasse pour de vrai. À l’époque du BAC, j’appelais les manufactures au Brésil pour essayer de négocier mes affaires. Plutôt que de faire une étude de marché, j’ai dit à mon professeur : « Je vais plutôt commercialiser mes produits dans les magasins ». Donc, j’approchais des magasins pour de vrai ! Je pense que c’était peut-être un peu déstabilisant pour certains de mes enseignants. Ha ! Ha ! C’est la seule façon d’apprendre que, de ne pas savoir comment faire les choses exactement, ça fait partie du processus ! Moi, je n’avais jamais vendu de produits dans le passé, c’était une première. Ce sont les clients qui me donnaient des trucs au fur et à mesure. Je ne pense pas que tu puisses te lancer en affaires et qu’à partir du premier jour, tout soit parfait. Alors, tu es aussi bien de juste le faire et de développer ton idée. Sokoloff Lingerie, ç’a tellement évolué depuis le début. Mes produits n’étaient pas parfaits et ils ne le sont toujours pas, il y aura toujours un moyen de s’améliorer. Ceci dit, le produit a progressé, la façon que je le présente aussi. La structure en arrière des produits a aussi beaucoup changé. Il faut juste le faire et, tranquillement, tu vas développer et arriver à quelque chose beaucoup plus rapidement.

 Qu’est-ce que tu as trouvé le plus complexe dans la mise en marché de tes produits ?

En fait, j’ai trouvé ça vraiment difficile de travailler avec quelqu’un à l’étranger, au Brésil. Les délais de production et la communication étaient plutôt difficiles. Donc, j’ai déniché tous les intervenants (manufacturier, tissus, etc.) nécessaires et restructuré ma production pour la développer à Montréal. C’est sûr que la logistique de délais pour présenter les produits versus quand les livrer, quand lancer la production, pour moi, c’était vraiment de l’inconnu. Je te dirais que tout a été un challenge : la vente, la production, la mise en marché. Par la suite, j’ai décidé de rapprocher davantage la production et d’engager mes propres couturières. Alors, j’avais encore plus de contrôle sur le produit final. C’était encore mieux !

À quel moment as-tu vécu ta plus grosse remise en question ?

J’en ai vécu une, mais vraiment plus tard dans le processus. C’est pas que je ne réfléchis pas, c’est juste que j’avais tellement confiance en moi. J’avais vraiment du guts et je n’étais pas gênée d’appeler chez Simons ou d’aller voir des manufactures… Je fonçais ! En 2017, j’ai eu une année un peu plus difficile. C’était après l’achat du garage. J’ai rushé beaucoup avec les rénovations ; je me suis comme épuisée. J’avais un million de projets en même temps. J’étais prise dans un cycle où je voulais tellement que Sokoloff Lingerie prenne de l’expansion. Bref, j’étais surchargée de travail. À un moment donné, j’ai comme atteint le fond. Je me sentais totalement vidée et c’est là que j’ai eu ma première remise en question. Est-ce que je vais travailler comme ça pour toujours ? Est-ce que ça va continuer à bien aller ? J’étais dans le doute. C’était la première fois depuis le début de Sokoloff Lingerie, en 2012.

Est-ce que tu prends le temps de te féliciter pour tout le chemin que tu as accompli jusqu’à présent ?

Clairement pas assez ! On dirait que, pour moi, c’est normal, la croissance de l’entreprise. Je ne connais pas autre chose. Alors, c’est difficile de m’arrêter pour être fière. Je pense qu’on a de la misère à se féliciter quand on n’a rien vécu d’autre. Je devrai apprendre à le faire plus. 

Si tu avais la chance de pouvoir donner un conseil à la jeune Sofia à ses débuts, qu’est-ce que tu lui dirais ?

Bonne question ! Euh… Je pense que j’avais déjà confiance en moi à l’époque. Je lui dirais quand même d’avoir encore plus confiance en elle ! Je me rappelle avoir ressenti parfois certaines insécurités à mes débuts. Clairement, je lui dirais de foncer encore plus ! Ha ! Ha !

 Depuis quelques années, on prône de plus en plus l’entrepreneuriat au Québec. On en parle plus dans les médias et on souhaite l’encourager et le valoriser davantage. On veut tous (ou presque), de nos jours, être un entrepreneur. Selon toi, quels sont les plus grands mythes entourant l’entrepreneuriat ?

Je pense qu’il y a beaucoup de mythes entourant l’entrepreneur. C’est justement quelque chose de très à la mode, et peut-être trop ! Un des mythes, c’est concernant la gestion des horaires : croire que l’on va pouvoir choisir notre horaire, se la couler douce, partir en Californie et gérer notre entreprise à distance. Il y a aussi les livres de méthodes miracles qui prônent les quatre heures de travail par semaine en affirmant que c’est un moyen efficace et que l’entreprise peut rouler toute seule. De mon point de vue, je pense aux heures et au temps que j’ai mis sur ma compagnie. Ça m’apparaît très décalé comme discours. Même encore d’aujourd’hui, c’est de la passion, de l’acharnement, du dévouement. C’est tellement d’heures que tu ne comptes pas ! Je ne m’en plains même pas, j’adore ça ! Sauf que ça reste que c’est du temps et que c’est beaucoup d’énergie, avoir une compagnie. Alors, le fait de dire à un entrepreneur que ça va bien aller, qu’il aura juste à travailler quatre heures par semaine et que ça va rouler tout seul, j’ai beaucoup de misère avec ça !

Le deuxième mythe, c’est beaucoup en lien avec « tout le monde veut être entrepreneur ». Il y a une différence à faire, je pense, entre être entrepreneur et être travailleur autonome. Sinon, aujourd’hui, tout le monde peut se dire entrepreneur, surtout en 2018 où on dirait que chacun est une compagnie en soit. On a tous un compte Instagram et une identité visuelle dans les médias sociaux !

Le troisième mythe que j’observe souvent, c’est quand on traite de l’importance d’aller chercher des investisseurs. Je pense à des phénomènes comme l’émission de télévision Dans l’œil du dragon où on met l’investisseur sur un piédestal. Moi, j’ai de la difficulté avec ça ! Un investisseur, pour moi, c’est un partenaire. Il t’apporte de l’argent, mais toi aussi, tu lui apportes quelque chose, c’est un travail d’équipe. C’est un mariage ! Après tout, les deux désirent le bien de la compagnie. La définition du succès d’une entreprise semble souvent reliée au montant d’argent qu’elle a réussi à aller chercher en investissements. C’est vraiment ça, le succès, aller chercher de l’endettement ? Si tu dépenses ce montant-là en deux ans, il est où le succès ? Cette notion, en affaires, est drôlement définie. Je ne sais pas si ce sont les journalistes qui en font une mauvaise interprétation… Si la compagnie est dans le trou depuis toujours et qu’elle est allée chercher de l’investissement, ce n’est pas vraiment mieux.

 Toi, au tout début de la compagnie, tu n’as pas eu d’investisseur ? Tu as connu un parcours assez atypique au niveau de ton financement. Alors, c’est quoi ton approche quand tu vas conseiller les entreprises en démarrage ?

Je n’ai vraiment rien contre les compagnies qui vont chercher de l’investissement, c’est un autre modèle d’affaires. C’est même bien, si tu n’as pas les finances nécessaires, d’aller chercher de l’aide pour développer ta compagnie. Je crois simplement qu’il y a beaucoup d’erreurs qui valent la peine d’être vécues. En partant de rien, dans mon cas, j’ai dû faire un projet qui était rentable, qui allait m’apporter de l’argent rapidement. C’est ça le but d’une compagnie : c’est que ton projet soit profitable. La notion aussi d’argent disponible : ton client doit te payer rapidement parce que toi, tu dois produire dans les délais. Je pense que cela m’a apporté énormément de bagages. Je me suis développée beaucoup plus lentement que si j’étais allée me chercher un investisseur, sauf qu’au début, si tu as trop d’argent, tu peux le dépenser tellement rapidement sans nécessairement faire de ton entreprise quelque chose de rentable sur le long terme. Avant d’investir des milliers de dollars, c’est important de s’assurer que son projet soit profitable !

Ton image de marque a rapidement décollé grâce à Instagram. Avant, tu n’avais pas beaucoup de visibilité sur les médias sociaux. J’ai personnellement commencé à te suivre en 2015. À ce moment-là, votre visuel et vos publications étaient bien assumés et populaires sur les réseaux. Je croyais que vous étiez une marque ayant déjà atteint le marché à l’international, alors qu’au fond, la réalité était tout autre ?

Instagram est arrivé en plein dans le bon moment, au tout début de Sokoloff Lingerie. Ça nous a vraiment donné une poussée. On pouvait avoir l’air d’être une vraie compagnie, super sérieuse, avec une grosse équipe en arrière de tout ça, alors qu’on était deux ou trois. Sur Instagram, on avait l’air big parce que notre image de marque était soignée. On a été capables de faire quelque chose de structuré et de solide. Nous avons développé rapidement une communauté sur Instagram. En plus, ça ne coûtait rien ! Au début, on s’associait avec les amis de mes amis, avec leurs connaissances ; les gens cool qu’on voulait inclure dans notre communauté. C’est vraiment avec notre Instagram que ç’a décollé ! C’était drôle parce qu’il y avait comme un débalancement d’image, dans le sens où je regardais des leaders majeurs de l’industrie de la mode ou de la lingerie qui avaient autant, sinon moins d’abonnés que nous. Les gens ne comprenaient pas, ils pensaient que Sokoloff Lingerie, c’était énorme, genre une multinationale ! Pourtant, à ce moment-là, tout se faisait à partir d’un petit bureau avec des néons. Ha ! Ha !

 Personnellement, il n’y a rien qui accroche au niveau de votre façon de représenter la femme. Je trouve que c’est toujours une image où la femme est en puissance. Est-ce que ça, pour toi, c’était quelque chose d’important dans ton marketing ?

On ne va jamais s’adresser à notre clientèle comme étant la pitoune en talons hauts qui fait une pose devant la commode. Inconsciemment, je vais toujours chercher la femme qui a du caractère plutôt que la pitoune de service. C’est sûr que je vais voir la beauté de la femme avec un autre œil que celui de l’homme. Il y a beaucoup de compagnies de lingerie qui sont gérées par des hommes et ça paraît. J’aime les beautés atypiques, le caractère de la femme m’interpelle. Je vais toujours m’associer avec des femmes qui ont quelque chose à dire et qui ont de la personnalité, qui sont artistiques. Je pousse vers ça. Les séances photo sont rarement faites avec des mannequins types. La plupart du temps, ce sont des amies, des connaissances qui m’ont inspirée et que j’ai trouvé dont bien belles ! C’était toujours un peu spécial, surtout au tout début, quand j’abordais une femme de façon random pour Sokoloff ! Ha ! Ha !

 J’ai aussi remarqué que tu faisais plusieurs collaborations avec des artistes. Les profits de certains modèles uniques de bralettes, créés par ces artistes-là, sont remis à des organismes. Qu’est-ce qui t’a inspiré ce genre de collaborations ?

Ça fait partie de notre mission de promouvoir l’art ! Je pense aussi qu’il y a un mouvement, dans notre société actuelle, où on veut redonner à l’autre. Les gens sont de plus en plus conscientisés, que ce soit au niveau de l’environnement ou des causes plus sociales. On voulait se servir à bon escient de cette communauté qui nous suit, aller plus loin que juste se trouver cute sur Instagram. Sinon, ça n’a pas de sens ! Chacune des artistes que j’ai approchées a trouvé une cause qui lui tient à cœur et à laquelle les profits de leur bralette seront versés !

 Quelle est ta vision en termes de « développement» pour la prochaine année de Sokoloff Lingerie ?

Sérieusement, j’ai l’impression d’avoir rushé beaucoup de choses dans les dernières années. Il y a quelqu’un qui m’a fait réfléchir à ce sujet : de quoi aurais-je besoin de plus ? Ce serait quoi mon chiffre d’affaires magique ? En vérité, il n’y en a pas ! C’est sûr que Sokoloff Lingerie va avoir évolué dans un an. Je suis certaine que nous aurons plus de points de ventes, plus de clientes. Je suis dans un mode où je me dis, ça va bien, on va faire en sorte que ça continue comme ça ! Je me suis étourdie, dans le passé, avec trop de projets. Là, je me dis : est-ce nécessaire de s’étourdir autant ? Qu’est-ce que ça m’apporte de plus ? Je préfère en faire moins et faire des projets de qualité. L’important, c’est qu’on ne vire pas tous fous à l’interne ! Ha ! Ha ! Essayer de ne pas trop forcer les choses !

Alors toi, dans le fond, si on est à la même place à pareille date l’année prochaine, tu es contente ? 😉

Ha ! Ha ! Ouais, tout à fait !

 Qu’est-ce tu souhaiterais développer PLUS sur le plan personnel ?

Ma remise en question de l’année passée m’a permis de couper le petit cordon ombilical avec ma compagnie. Je travaille toujours aussi fort et je reste dévouée, c’est juste que maintenant que je suis plus consciente qu’il faut que je pense à moi, à ma santé, à ma vie sociale, j’ai engagé quelqu’un qui est comme ma mini moi, mon adjointe. Elle fait les tâches quotidiennes que je faisais avant pour me laisser plus de place pour réfléchir et créer. Alors, je dirais que ce serait de prendre plus de temps pour moi pour, par exemple, réussir à ne pas travailler la fin de semaine… et voyager plus !

 Qu’est-ce qu’il y aura de nouveau dans les prochaines semaines en termes de ligne de lingerie chez Sokoloff ?

En fait, notre collection de printemps est sortie depuis le 30 mars. C’est une ligne qui se veut plus écoresponsable. On est allé chercher des matières comme du bambou et du coton certifié organique ; on a vraiment monté une belle ligne. Il y a aussi des tissus qui ont été tissés et imprimés à Montréal, ça réduit de beaucoup l’empreinte écologique. J’ai aussi trouvé de nouveaux fournisseurs qui recyclent les matières et en font de nouveaux matériaux très nobles et durables. On veut également faire la livraison dans des enveloppes recyclables. C’est super intéressant ! On va essayer, au courant de la prochaine année, de prendre plus d’initiatives en ce sens pour réduire notre empreinte écologique dans notre production. C’est disponible en ligne dès maintenant juste ici !

Merci beaucoup de nous avoir reçus dans ton superbe atelier, c’était un réel plaisir de pouvoir comprendre ton parcours et connaître ta vision sur le monde des affaires ! Tu es une réelle source d’inspiration de par ta capacité à foncer et ton ouverture aux nouvelles collaborations pour aller plus loin que les mentions like ! 😉


Vous pouvez suivre Sokoloff Lingerie via Facebook & Instagram @sokolofflingerie.

Ceci dit, attention, il se peut que vous ayez un désir puissant d’acheter toutes leurs créations et de vous exiler ! Une compagnie à suivre pour les amatrices d’humour, d’arts et de voyages !

À propos de moi

Sans contredit, il vous suffit d’une soirée avec Mme C. Germain pour comprendre son essence : un heureux mélange de la familiarité de la région et du rythme effréné de la ville. Intervenante psychosociale depuis 2013, elle a mis à profit ses connaissances avec la Fondation Jeunes en Tête en travaillant comme conférencière pour sensibiliser les jeunes à la dépression. Elle s’implique actuellement auprès des entreprises en démarrage en y faisant des groupes focus, en plus de travailler comme Responsable des Services Externes pour l’entreprise Succès Scolaire. C’est à travers son lexique qui vous rappelle autant votre grand-mère du bord du fleuve que votre professeur d’université que l’on a le goût de plonger dans son univers qui pose un regard franc et honnête sur des thématiques comme : notre société, la place de la femme au sein de celle-ci, l’entrepreneuriat et l’importance du dépassement de soi.

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