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En direct de la génération des choix multiples


J’ai toujours préféré les vrai ou faux, plutôt que les choix multiples.

Lorsque l’on avait un examen au secondaire, je me souviens que ma grosse hantise c’était les questions à choix multiples, surtout quand il y avait des choix jusqu’à la lettre E. Dans ces moments-là, on dirait toujours que toutes les réponses se pouvaient un peu…

Non, le problème ce n’était pas ma qualité d’étude, parce que je passais mes soirées au grand complet à transcrire mes cahiers pour tout mémoriser. Le problème c’était qu’on avait ben trop de choix!

Et bien en 2015, c’est encore ça l’angoisse, on a trop de choix. Je vous parle en direct d’une génération à choix multiples.  C’est  normal d’avoir à choisir, prendre des décisions et idéalement les assumer, ça fait partie du processus de la vie adulte. C’est loin d’être ennuyant, c’est même très intéressant de se projeter et de rêver. Cela m’amène à me demander, quel rapport avons-nous face aux décisions que nous prenons?

Il y a peu de temps, je suis tombé sur une conférence (Ted Talk) des plus délicieuses, Le paradoxe des choix, donné par Barry Schwartz un psychologue qui traite justement des résultats de ses recherches, portant sur le trop plein de choix dans notre société. Oui nous avons l’embarras du choix et sommes nous plus heureux ? Les études semblent démontrer que non. Pourtant avoir plus de choix, c’est avoir plus de liberté et c’est avoir plus de possibilités…et cet éventail infini de futurs, de relations, de projets et de carrières plutôt que de nous propulser nous paralyse.

(Croyez moi, cette conférence Ted, c’est un 19 minutes bien investi!)

Barry nous explique aussi que la variété des choix, au fil des ans a évolué. Dans le temps de nos parents, c’était souvent plus standardisé:  faire ses études, trouver UN métier et fonder une famille.  C’était le but ultime de bien des gens. Lorsque l’on y arrivait, la plupart du temps on était satisfait! Wow, le bonheur en trois étapes.

Oui, il y a bien entendu, une panoplie d’avantages à avoir plus de possibilités, sauf qu’il faut prendre connaissance aussi de l’autre côté de la médaille. Maintenant, lorsque l’on fait un choix, on passe le reste du temps à évaluer les autres options mises de côté, afin de s’assurer que l’on n’a rien manqué. En vérité A)B)C)D)E) on s’en fou parce que la case que l’on veut tous cocher, mais qui n’existe pas dans la réalité c’est F) toutes ces réponses.

Sans la possibilité du choix F) l’angoisse nous prend et conjuguer nos choix au présent devient impossible. C’est assez ironique parce qu’à trop vouloir rien manquer, on finit par passer à cotés de bien des affaires.

La consommation du jeter après usage où tout doit se vivre vite pour s’assurer d’avoir vécu  »une vie bien remplie », une vie qui en valait la  »peine ». Ça me fait rire ça comme expression:  »une vie bien remplie… »

Je pense qu’il faudrait juste prendre le temps de s’asseoir et de se demander :  » De quoi est-ce que j’aimerais vraiment que ma vie soit remplie? »

Il faut être réaliste dans la vie, tu ne peux pas toujours choisir la lettre F) juste pour jouer safe. Alors, assume dont ce que tu vas encercler, anyway le pire qui peut arriver c’est que tu te sois trompé. On s’entend que moi j’aime mieux avoir du crayon correcteur sur ma copie que rien pentoute, parce qu’une page blanche c’est plate en maudit ! 🙂

Psst. Si tu tripes sur les Ted Talk ou le genre de sujet portant sur l’humain, sache que tu peux avoir gratuitement l’application sur ton cellulaire. Donc , par le fait même avoir accès à des tonnes de conférences béton avec des conférenciers super inspirants. C’est pratique et ça te permet de te cultiver à tout moment, comme ça (exemple)en mangeant tes céréales.

(le lien pour le dit Ted Talk:  Barry Schwartz: The paradox of choice)

Laurence

référence de l’image à la une: unsplash

À propos de moi

Sans contredit, il vous suffit d’une soirée avec Mme C. Germain pour comprendre son essence : un heureux mélange de la familiarité de la région et du rythme effréné de la ville. Intervenante psychosociale depuis 2013, elle a mis à profit ses connaissances avec la Fondation Jeunes en Tête en travaillant comme conférencière pour sensibiliser les jeunes à la dépression. Elle s’implique actuellement auprès des entreprises en démarrage en y faisant des groupes focus, en plus de travailler comme chargée de comptes pour l’entreprise Succès Scolaire. C’est à travers son lexique qui vous rappelle autant votre grand-mère du bord du fleuve que votre professeur d’université que l’on a le goût de plonger dans son univers qui pose un regard franc et honnête sur des thématiques comme : notre société, la place de la femme au sein de celle-ci, l’entrepreneuriat et l’importance du dépassement de soi.

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